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  • : Ecritures à la loupe
  • : Présenter des écritures manuscrites d'écrivains célèbres avec une étude graphologique, des comptines pour enfants, l'un de mes romans et beaucoup de mes coups de coeur, voilà l'objectif de ce blog. J'espère que vous vous y sentirez également chez vous...
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Mes romans

histoire

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 07:57

 

 

 

Nous allons maintenant entrer dans un grand moment d'intimité et de voyeurisme... ;)

en observant les ébats de quelques libellules:


 

 

libellule2.jpg

 

Mais où est-il donc mon amoureux préféré?

 

 

 

 

libellule4-copie-1.jpg

 

S'il vous plait... pourriez-vous nous foutre la paix dans ce moment d'intimité

 

 

 

 

 

libellule.jpg

 

J'ai envie de pondre mes oeufs.... Aïe... les contractions commencent...

 

 

 

 

libellule3.jpg

 

 

 

Oups! Voilà... et un de pondu... au tour des autres...

 

 

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 13:34

 

De retour des Pyrénées, mon ami Denis m'a confié

quelques magnifiques photos que je mets à votre libre disposition si vous me le demandez... ;) gentiment bien sûr...

 

Tout d'abord les marmottes:


 

 

marmotte

 

Dis... tu n'aurais pas entendu un clic-clac?

 

 

 

 

 

 

marmotte2.jpg

 

Moi, je regarde à gauche, toi à droite... On va bien finir par le repérer...

 

 

 

 


 

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 09:08

verdict-du-plomb.jpg

 

 

 

 

Toujours à la recherche de bons polars pour la période des vacances, j'ai lu le dernier Connelly paru en France "Le verdict du plomb".


Petite précision au passage: j'ai pratiquement tout lu de Connelly qui reste pour moi l'un des meilleurs écrivains anglo-saxons de thrillers. Cependant, depuis quelques temps, je commençais à trouver qu'il tournait un peu en rond et  je l'avais délaissé au profit d'écrivains "frenchies" et d'auteurs peu connus comme Robin Cook, Ian Rankin, Jo Nesbo etc...


Alors retrouver dans le même roman deux de ses principaux personnages fétiches, à savoir, l’inspecteur Harry Bosch et l’avocat Mickey Haller, a déclenché ma curiosité.

 

Tous les deux, l'un enquête et l'autre défend ses clients, n'avaient jamais été confrontés dans un même roman. Je me demandais comment Connelly allait s'y  prendre. Tout d'abord, sachez que le personnage principal est l'avocat et que l'inspecteur n'intervient qu'en background tout au long du récit et qu'une phrase reprise deux fois dans le roman donne le ton exact de tout le livre: " Tout le monde ment. Les flics. Les avocats. Les clients. Même les jurés."

 

L'intrigue au départ semble plutôt banale: l'avocat "hérite" des affaires d'un de ses collègues et ami, qui s'est fait  tuer dans le parking de son cabinet. L'affaire majeure qu'il doit reprendre au pied levé concerne un producteur de cinéma, Walter Elliot, soupçonné d'avoir tué sa femme et son amant.

 

Rien que du classique me direz-vous... Pas de quoi se mettre en transes. Certes, mais c'est sans compter sur le talent de Conelly qui orchestre les mensonges des uns et des autres avec un talent époustouflant, si bien que l'on est entraîné dans un labyrinthe complexe où alternent scènes d'action halletantes et déroulement à rebondissements d'un procès à l'américaine.

 

Dans un blog  intéressant, j'ai lu ceci concernant la fin du roman: la brutale accélération finale – avec sa cascade de mensonges, de manipulations et de jeu de dupes en miroir – est rondement menée par Connelly qui résout ainsi toutes les affaires en cours. Certains lecteurs pourront estimer artificielle cette fin surprenante et tortueuse à souhait, jugeant qu'elle arrive un peu tard, est insuffisante à sauver totalement un ensemble moyen et déséquilibré et où la médiocre présence de Bosch reste difficilement compréhensible.

 

Je m'inscris totalement en faux sur cette dernière phrase. Je ne fais donc pas partie de ces "pseudos lecteurs" qui en réalité reflètent sans doute l'opinion de l'auteur de l'article. Bien au contraire... Je trouve la fin originale et très créative. Il y a de fortes chances que ce livre soit adapté au cinéma (ce qui, je l'avoue, pour moi n'est pas forcément un critère de réussite), comme le fut "créances de sang" en son temps.


Depuis la sortie du Verdict du plomb, Connelly a écrit un autre roman " The Reversal" où Harry Bosch et Michael Haller enquêtent ensemble sur la piste d'un tueur d'enfant. J'attends avec impatience sa sortie en France.

 

Comment dire que le "classissisme" de Connelly, tant au niveau de l'intrigue que de l'écriture est une bouffée d'oxygène où dans un genre que j'affectionne, j'avais fini par ressentir une overdose de surenchères. Confrontée à la lecture de récits où  la course à celui qui fera dans le plus glauque et le plus sordide semblait devenir l'essentiel critère de qualité, le livre de Connelly montre que les ressorts de la psychologie de base et des comportements humains les plus courants restent des mines suffisamment complexes pour être exploitées avec talent... Mais cela je vous le laisse découvrir par vous-même.

 

Bonne lecture! et merci monsieur Connelly:

 

 

 

AlaligneConnelly

 


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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 14:40

 

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A mon père qui aurait eu cent ans cette année et qui nous a quittés le 9 mai 2000, cette poésie de Victor Hugo qu'il nous apprit dans notre enfance et qui résonne encore à mes oreilles...


 

 

 

 

Après la bataille


 

 

 

Mon père, ce héros au sourire si doux,

Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous

Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,

Parcourait à cheval, le soir d'une bataille,

Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.

Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit :

C'était un Espagnol de l'armée en déroute,

Qui se traînait, sanglant, sur le bord de la route,

Râlant, brisé, livide et mort plus qu'à moitié,

Et qui disait : " A boire ! à boire ! par pitié !"

Mon père, ému, tendit à son housard fidèle

Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,

Et dit : " Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé !"

Tout à coup, au moment où le housard baissé

Se penchait vers lui, l'homme, une espèce de Maure,

Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,

Et vise au front mon père, en criant : Caramba !

Le coup passa si près que le chapeau tomba,

Et que le cheval fit un écart en arrière.

" Donne-lui tout de même à boire ", dit mon père.

 


 

 

      Victor Hugo


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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 17:13

 

Loin,
les souks
libèrent des couleurs
la joie du soleil.
Eparse, l'ombre des felouques
esquisse aux fusains la douce lenteur,
çà et là quelques bananiers s'essayent
à l'ultime attente d'une symphonie "Couleurs";
plus rien ne pense et plus rien n'apeure
seule vous et l'autre sentent :
découverte du tendre éveil.

De L'Attente. Poèmes Poèmes Franck Botten (auteur)

Editeur : Éd. Ciel et terre.  Date de parution : janvier 1997.

 

 


 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 08:26

 

 

Souvenir d'un moment magique

 

 

 

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Louxor

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 10:41
Poèmes d'amour de Victor HUGO




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Victor HUGO
Victor-Marie Hugo, né le 26 février 1802 et mort le 22 mai 1885







Les contemplations:

Elle était déchaussée, elle était décoiffée...


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The Kelpie (1913)

Herbert James Draper (1863 - 1920) peintre britannique de l'époque victorienne.



Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants;
Moi qui passais par là, je crus voir une fée,
Et je lui dis : Veux-tu t’en venir dans les champs?

Elle me regarda de ce regard suprême
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis : Veux-tu, c’est le mois où l’on aime,
Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds?

Elle essuya ses pieds à l’herbe de la rive;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre alors devint pensive.
Oh! comme les oiseaux chantaient au fond des bois!

Comme l’eau caressait doucement le rivage!
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.






Les femmes sont sur la terre



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Le baiser


Charles Émile Auguste Durand (ou Durant) dit Carolus-Duran (né le 4 juillet 1837 à Lille - mort le 17 février 1917 à Paris)


Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L'univers est un mystère
Que commente leur baiser.

C'est l'amour qui, pour ceinture,
A l'onde et le firmament,
Et dont toute la nature,
N'est, au fond, que l'ornement.

Tout ce qui brille, offre à l'âme
Son parfum ou sa couleur ;
Si Dieu n'avait fait la femme,
Il n'aurait pas fait la fleur.

A quoi bon vos étincelles,
Bleus saphirs, sans les yeux doux ?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont plus que des cailloux ;

Et, dans les charmilles vertes,
Les roses dorment debout,
Et sont des bouches ouvertes
Pour ne rien dire du tout.

Tout objet qui charme ou rêve
Tient des femmes sa clarté ;
La perle blanche, sans Eve,
Sans toi, ma fière beauté,

Ressemblant, tout enlaidie,
A mon amour qui te fuit,
N'est plus que la maladie
D'une bête dans la nuit.


Victor Hugo





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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 10:07

Mardi 2 février, c'est la chandeleur!

Occasion rêvée pour vous faire découvrir cette ravissante poésie
extraite de "Poésies gourmandes, recettes culinaires en vers" d'Achille Ozanne (1846-1896),
ainsi que la recette manuscrite de ma grand-mère Léonie






Les Crêpes


J'étais collégien, toi gamine :

C'était notre beau temps,

Et je viens effeurer, cousine,

Les roses de notre printemps !


Te rappelles-tu, chez grand-mère,

Les bonnes crêpes qu'on faisait,

Et comme de sa figure austère

Un Sourire s'épanouissait.


Quand le jour de la mi-carême

Chez elle, arrivant tout joyeux,

Nous guettions ce régal suprême,

Avec des éclairs dans les yeux.


Puis j'en ai gardé, précieux gage

D'un estomac reconnaissant,

Sa recette, et je vous engage

Goûtez ce mets appétissant ;


RECETTE

Je la revois encore notre grande terrine,

La grand-mère y versait un kilo de farine

et commençait en faisant tout d'abord

Remonter la farine, autour jusque au bord,

De manière à former un semblant de fontaine.

Alors pour opérer d'une façon certaine,

Dans le milieu mettant, huit oeufs, un tas de sel,

A nos tous jeunes bras, elle faisait appel,

Pour faire en remuant une pâte bien lisse.

Quand nous avions fini ce petit exercice,

D'un bon litre de crème alors elle étoffait

Cette pâte - et c'est tout, l'appareil était fait.


Quelle joie et quels cris, et quels enchantements,

Quand la poêle rendait ces gais crépitements.

D'où les crêpes sortaient frissonnantes et belles

Comme des lunes d'or au rebords de dentelles.


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Bon appétit!




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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 12:43



Les Ballets Russes et Léon Bakst




Image Hosted by ImageShack.usautoportrait de Léon Bakst



Alors que le Ballet de l'Opéra rend hommage aux Ballets Russes, dans le cadre du centenaire de leur première saison à Paris (1909), une exposition leur est également consacrée à la Bibliothèque-Musée de l'Opéra (Bibliothèque nationale de France) jusqu'au 23 mai 2010.

Entre leur création par Serge Diaghilev et la mort de leur fondateur, en 1929, la compagnie des Ballets Russes donne dix-neuf saisons de spectacles à Paris. Lancés au Théâtre du Châtelet, les Ballets Russes remportent un succès quasi immédiat et participent au renouvellement du ballet classique grâce à des chorégraphes comme Michel Fokine, Vaslav Nijinski, Leonide Massine ou George Balanchine, mais aussi aux profondes mutations du décor et du costume de scène du début du XXe siècle.

La deuxième partie de l’exposition est consacrée au danseur Vaslav Nijinski et au décorateur Léon Bakst, qui joue un rôle central dans les choix artistiques de la compagnie à ses débuts. Grand collectionneur d’art asiatique, Bakst fait d’innombrables références à l’Orient dans les décors et costumes des différents ballets du répertoire de la compagnie de Serge Diaghilev : Cléopâtre, Shéhérazade ou encore L'Oiseau de feu.

Bakst  est né en Russie à Grodno dans une famille de la bourgeoisie juive.

Après avoir accompli des études au Gymnase de la capitale impériale, il étudie, de 1883 à 1886, à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. En 1891, il voyage en Italie, en Allemagne et en France où il se lie avec Alexandre Benois et ses amis. Il fréquente l'atelier de Jean-Léon Gérôme, suit des cours de l’Académie Julian et travaille à Paris avec Albert Edelfelt entre 1893 et 1896.A cette époque, l'Etat russe lui commande une grande toile qu'il exécute à Paris d'après nature : L'Arrivée de l'amiral Avelane et des marins russes à Paris.

En 1898, il est l’un des fondateurs avec Diaghilev du mouvement Le Monde de l’Art (Mir Iskusstva).

Il réalise à cette époque plusieurs portraits comme celui de Filipp Malyavin (1899), Vasily Rozanov (1901), Andreï Biély (1905), Zinaïda Hippius (1906). Il devient également le professeur des enfants du grand-duc Vladimir Alexandrovitch, et, en 1902, reçoit des commandes du tsar Nicolas II.

En 1902 encore, sa carrière de décorateur débute au théâtre du ballet impérial de Saint-Pétersbourg pour une chorégraphie de Marius Petipa, Le coeur de la Marquise.

À l’occasion de la révolution russe de 1905, il participe à de très nombreux journaux en Russie (Le Monde de l’Art, Trésors artistiques de Russie, Apollon, Zolotoe Runo, Satyricon, etc.), et dessine aussi des cartes postales restées célèbres.

En 1907, Léon Bakst engage une collaboration avec le jeune chorégraphe Michel Fokine, pour des ballets comme La danse au flambeau ou Les Sylphides. Il dessine également des esquisses de costumes pour Anna Pavlova dans La mort du cygne ou pour Ida Rubinstein dans Salomé.

En 1908, il expose en France à la Galerie nationale, et est chargé de l'aménagement décoratif de l'exposition russe au Salon d'automne. En parallèle, il monte en Russie une série de spectacles antiques comme Hippolyte d'Euripide ou Oedipe à Colonne de Sophocle.

Il devient, dès leur naissance, le collaborateur privilégié des Ballets russes, pour lesquels il réalise costumes et décors entre 1909 et 1921.

En 1912, il est nommé directeur artistique, ce qui lui permet, entre autre, de soutenir les audaces chorégraphiques et musicales de Vaslav Nijinski et Igor Stravinski.

Véritables tableaux finis, ses oeuvres et ses dessins, où l'audace chromatique se conjugue avec le jeu subtil des plumes et des joyaux, du dissimulé et du dévoilé, mettent en valeur la présence physique des danseurs. Quant à ses décors, somptueux et sensuels, ils mêlent érotisme et violence. Parmi ses réalisations les plus marquantes, on compte Schéhérazade, L'Oiseau de feu, Jeux, Daphnis et Chloé, La Valse, Le Spectre de la rose ou L’Après-midi d’un faune.

Son élève devenu le plus célèbre est Marc Chagall.

Les dons exceptionnels de Léon Bakst comme coloriste et graphiste se sont déployés librement sur la scène jusqu’à sa mort prématurée, en raison d'un oedème du poumon : ils ont contribué au triomphe des Ballets russes - influençant même la mode à travers, notamment, les grands couturiers Worth, Paul Poiret et Jeanne Paquin, avec qui il collabora, ou, sur le plan théâtral, son ami Vsevolod Meyerhold -, ainsi qu’à une nouvelle conception du décor de peintre et de la mise en scène, en opposition avec l'esthétique d'Edward Gordon Craig.

Le premier, Léon Bakst a osé des coloris éclatants, un mélange de fantaisie et de symétrie qui, par l’audace des lignes et des plans, ont élargi le plan scénique et ont prolongé les perspectives. Ainsi a-t-il marqué de son empreinte l'avant-garde, la peinture, les arts décoratifs et scénographiques de la première moitié du siècle.

Je vous laisse découvrir quelques unes de ses esquisses de costumes de scène...



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Pour en savoir plus sur l'exposition des ballets russes cliquez ICI

Pour en savoir plus sur Léon Bakst, cliquez ICI







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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 10:51


Guy de Maupassant poète de la neige




divers 0459
par chez moi...


divers 0457



Nuit de neige


La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.


Guy de MAUPASSANT




 

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