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  • : Ecritures à la loupe
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  • : Présenter des écritures manuscrites d'écrivains célèbres avec une étude graphologique, des comptines pour enfants, l'un de mes romans et beaucoup de mes coups de coeur, voilà l'objectif de ce blog. J'espère que vous vous y sentirez également chez vous...
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Mes romans

histoire

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 13:06

 

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La guerre des crêpes

 

 

Deux crêpes dans des poêles tiédissaient doucement

Qu’un beurre identique enrobait de son onguent.

Tout aurait dû les flatter et leur plaire,

Elles devaient être complémentaires.

 

Oui, mais voilà, l’histoire en voulait autrement

Car ces deux là, se détestaient cordialement.

 

La plus grande était brune et exhalait une odeur sauvage,

Se flattait de ses origines sarrazines d'un autre âge.

Fille de Sarah et des peuples nomades, graine des Maures

Elle était fière, et rêvait de sa lointaine Afrique du nord.

 

La plus petite était blanche et sentait le pré mouillé,

Plus fragile, ses tendres graines se semaient à la volée.

Des vastes plaines fertiles de sa douce Normandie

Elle gardait le souvenir de la caresse de la pluie.

 

La noiraude n’avait goût que pour les épices

Et du sel et du poivre, elle faisait ses délices;

La blondinette se régalait de sucre et de miel

Une goutte de rhum et elle grimpait au ciel.

 

La première s’étalait sans façon sur un billig à l’antique

Et attendait qu’on la retourne d’un geste précis et énergique.

La seconde, toute dentelée, n’espérait que le moment divin

Où elle sauterait dans les airs d’un gracieux revers de la main.

 

Trop de différences pour mettre leurs cœurs à l’unisson,

Trop d’œillères pour tenter la moindre conciliation.

Il fallut qu’elles fussent mangées par un grand glouton

Pour ne plus faire qu’une, dans une ultime communion.

 

 

 

 

©Alaligne

 

 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:47

 

 

 

Jack-o’-lantern, Jack O’Lantern ou Citrouille-lanterne  est un personnage traditionnel de la fête d'Halloween :

c'est une  citrouille évidée et éclairée de l'intérieur avec une bougie dans laquelle un visage souvent grimaçant a été découpé. Il nous provient d'un vieux conte irlandais que je me suis amusée à mettre en rimes...

 


 

.

jack-la-lanterne.jpg

 

 

 

 

 

 

Jack l'irlandais, dit la lanterne


 

Oyez, oyez, braves gens, la triste histoire

De Jack l’irlandais, qui aimait tant boire !

 

Jack était méchant et ne pensait qu’à lui-même,

Jurait comme un ivrogne, proférait des blasphèmes.

Un soir dans une taverne, il bouscula le diable

Qui, furieux de l’injure, réclama son âme pitoyable.

 

Avant d’aller en enfer, l’ivrogne exigea un dernier verre

Et le diable, peu méfiant, pour lui offrir une bière

Se transforma en une pièce de six pence de son choix

Que Jack enferma dans une bourse à serrure en forme de croix.

 

Piégé, le diable accorda au buveur dix années supplémentaires

Et Jack le libéra, bien heureux d’échapper au sinistre enfer,

Pourtant au terme du délai, leurs chemins de nouveau se croisèrent…

 

 Satan s’apprête à mener Jack vers son lieu de supplices,

Quand celui-ci, avisant un pommier, use encore de malice :

« Vois-tu cette pomme, tout en haut de la branche ? »

Demande l’ivrogne en feignant la mine la plus franche.

 

« Accorde-moi ce dernier repas, avant mon sinistre trépas,

Ensuite, juré, craché, je te suis... tu peux croire en moi !»

 

Le Malin qui, au fond de lui, n’était pas un mauvais diable,

Grimpe prestement à l’arbre pour cueillir le fruit délectable.

Jack avec son couteau grave une nouvelle croix dans le tronc

Ne laissant à notre Lucifer prisonnier, d’autre solution,

Que de lui promettre, et ce, pour l’éternité, l’absolution.

 

Bien des années plus tard, Jack meurt de son ivrognerie

Et monte au ciel, persuadé d’avoir sa place au paradis.

Hélas, Dieu lui refuse même l’accès du purgatoire,

Tant sa vie dissolue et ses vices sont notoires.

 

Il frappe aux portes de l’enfer pour y trouver un ultime refuge,

Mais le démon lui rappelle les conséquences de son subterfuge :

 

« Je ne peux prendre ton âme, je l’ai juré pour l’éternité,

Retourne d’où tu viens et cesse enfin de m’embêter ! »

 

Dehors une bise glaciale fait frissonner Jack dans la nuit noire.

Il grelotte, gémit, verse des larmes, se plaint au diable de ne rien voir :

 

« S’il faut repartir, puis-je au moins avoir de quoi éclairer ma route ? »

 

Le diable, en grand seigneur des ténèbres, fait preuve d’une aimable écoute,

Prend une bougie qu’il place au fond d’une citrouille afin de la protéger du vent,

Puis, la donne à Jack pour lui éviter d’errer dans l'obscurité, aveuglément.

 

Et c’est depuis ce temps là, que l’on voit dans les rues, les nuits d’Halloween,

La lumière orange d’une âme en peine, chassée par les goules et la vermine.

 

 

 

 

 

 

©Alaligne

 

 


 

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 15:06

 

Bientôt la rentrée des classes...

Alors, voici un petit hommage à l'instrument indispensable...

 

gomme

 

 

 

Poème ... à la gomme

 

 

 

 Inutile d’avoir suivi de longues études

Pour savoir qu’une gomme est condamnée à effacer.

C’est même la toute première des certitudes

Dans la caboche de nos jeunes et fiers écoliers.

 

Eh oui ! C’est moi le recours ultime, si efficace

Pour corriger vos erreurs et fautes coriaces,

Celles qui émaillent vos dictées que le zéro menace,

Et déclenchent chez le maître de comiques grimaces.

 

Je gomme… Pardon… c’est dans ma nature,

Le « t » en trop du pauvre mot « bouture »,

J'aime l'élégance et amincis les boursouflures

Des grosses hampes dodues de votre écriture.

 

Souvent, j’enrage, posée à plat sur votre pupitre

De repérer en minuscules, le début d’un titre,

L’absence de retrait pour un nouveau chapitre,

Alors que vous vous amusez à faire le pitre.

 

Que dire ensuite des taches d’encre bleutée,

Des restes disgracieux d’une boisson chocolatée,

Sur les multiples pages définitivement cornées

D’un cahier de texte, à la couverture déchirée !

 

Oh ! Oh !... Je suis là ! J’ai même deux côtés :


L’un tout rose, qui vous laisse l’entière liberté

D’ôter les oreilles de lapin et les moustaches effilées

Du portrait d’un enseignant secrètement croqué,

 

L’autre tout bleu, dont la très grande fermeté

Viendra vite à bout des lettres massacrées,

À moins que vous n'ayez, c'est fort à parier,

Obtenu comme résultat: un papier bien troué.

 

Je gomme… Pardon… c’est dans ma nature,

Les erreurs, les taches, les affreuses souillures,

J’efface, avec bonheur, les injures et les meurtrissures

À la langue et à l’orthographe de votre riche culture.

 

 

 

 

©Alaligne

 

 

 

 

 

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 17:41

La sorcière immature



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« Cette grotesque verrue, ces dents gâtées, quelle misère !

Ce balai usé, ces bas, ces mitaines trouées, quelle galère !

Manque plus qu’un crapaud pour orner ton chapeau vert

De longues toiles d’araignées en guise de jarretières ! »

 

Ainsi persiflait une jeune apprentie sorcière.

 

L’aïeule bossue soupira et continua à mitonner son frichti.

 

« Pouah ! du sang de vipères, des poils de chauve-souris,

Pourquoi pas de la bave d’escargots mélangée à du riz ?

Sois de ton époque, tu verras que les plats tout préparés

Contiennent plus de microbes que ta soupe avariée ! »

 

Ainsi déblatérait la jeune écervelée.

 

L’aïeule bossue grogna et cracha dans la sombre gamelle.

 

« Pas besoin de balai, je me déplace par e-mails

Je colle des virus, j’invente et diffuse de fausses nouvelles,

J’ai mon profil sur Facebook, mon vrai réseau virtuel,

Je crée des buzz avec de faux crimes passionnels ! »

 

Ainsi tchattait l’horrible donzelle.

 

L’aïeule bossue se moucha dans le brouet et ajouta du piment.

 

« Tu crois pouvoir tenir encore bien longtemps

Avec tes sortilèges, tes maléfices, tes tristes onguents,

Tes chats noirs, tes doigts crochus, ta robe d’enterrement ?

Un p’tit conseil : fais-toi lifter, mets du strass sur tes vêtements ! »

 

Ainsi pérorait l’impertinente enfant.

 

L’aïeule bossue préleva dix gouttes de sa sinistre mixture

 et aspergea la jeune et sotte immature.

 

La gamine eut beau chouiner, hurler, proférer des injures

La voilà transformée, ni d’une ni de deux, en disque dur.

 

Quant à l’aïeule me direz-vous ?

 

Elle vendit sa recette sur Ebay et gagna plein de sous...

 

 


 

 

 

 

©Alaligne

 

 

 


 

 

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 10:30


Le vieux cartable



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Il s’était pourtant drôlement bien caché

Mais ma mère, d’un œil sûr, l’a déniché.

Elle l’a examiné sous toutes les coutures,

Et décrété qu’il continuerait l’aventure.

 

Elle a secoué les miettes de petits gâteaux

Qui étoilaient la doublure de chevreau.

Ses flancs lustrés par d’incessants frottements

Furent caressés d’un voile de cire nourrissant.

 

Les taches d’encre sont restées imprimées

Marques indélébiles de stylos trop gorgés.

 L’odeur de gomme, de crayon et de clémentine

N’offusqua pas, maman, tes délicates narines.

 

Et s’il gardait en secret dans ses poches

Les félicitations mais aussi les reproches,

Ainsi, paré d’une toute fringante jeunesse,

Il m’invitait à des débords de sagesse.

 

Il avala les nouveaux livres et cahiers

Engloutit trousse, règles et plumiers

Soupira d’aise, quand rempli à ras bord,

Il se crut transformé en boîte de Pandore.

 

N’avait-il pas derechef l’air bien aimable

Mon inusable et fidèle vieux cartable ?

 

 

 


 

 

 

 

©Alaligne

 

 

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 12:48


Les filantes de mer

 


 

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(En fond sonore, sur le lecteur Deezer en colonne de droite, cliquez sur "La dernière étoile filante")


Il y a fort longtemps, dans la lactée brillante,

Deux étoiles filantes jouaient amoureusement.

 

Grandes expertes en voltige,

Elles enchaînaient jusqu'au vertige

Boucles, vrilles et retournements.

 

On les disait issues des Perséides,

Mais elles erraient sans autre guide

Que l'envie d'égayer le firmament.

 

Dans leurs figures téméraires,

Elles frôlèrent la planète annulaire

Qu'elles saluèrent en passant.

 

Puis, en l'éclair d'un saut de puce,

Elles firent les yeux doux à Vénus

Qu'elles embrassèrent goulûment.

 

Plus loin, une boule d'un bleu intense

Les attira dans une nouvelle danse

Qu'elles entamèrent immédiatement.

 

L'éclat de ce bleu si vif et si précieux

Leur parut tellement délicieux

Qu'elles en perdirent l'entendement.

 

Et c'est ainsi que deux étoiles filantes

Plongèrent dans l'eau scintillante

Pour y rester éternellement.

 

De célestes à marinières, de filantes à étoiles de mer,

Il y a fort longtemps,

Deux étoiles s'aimèrent dans les eaux tièdes des océans.

 

 

 

 

©Alaligne

 

 

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 17:04
Les trois cloches de Pâques


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Campana, nota et tintinabulla
Sont trois pimbêches et bronzées demoiselles
Qui, lors de leur baptême, furent nommées: Pétronelle
Bella Remigia et pour la cadette, Legata Quinitina.

Dans la tendre campagne florentine
Nichées au sommet pointu d'un campanile
Elles oscillent crânement au gré du vent
Carillonent, tintinabulent, scandent le temps.

Leur vie est réglée avec la précision d'une horloge,
Et du haut du clocher, elles sont aux premières loges
Pour espionner les bigotes qui se rendent à confesse
Cancaner et gloser aux sorties des basses messes.

Et là, aujourd'hui, en cette fin d'un long et pieux carême,
Elles sont à deux doigts du péché, voire même du blasphème.
Elles vibrent de colère, de jalousie, de rancoeur accumulée
Au spectacle, pourtant délicieux, des mille clochettes ailées
Qui annoncent dans les cieux, le retour du Christ ressuscité.

Et Pétronelle peut bien agiter ses deux tonnes,
Ses soeurs frapper du bourdon leurs couronnes,
Elles resteront au linteau de chêne attachées
N'iront point dans jardins et bosquets se cacher.

Elles n'ont toujours pas compris
Que la grâce n'a pas de prix
Et que pour changer leur bronze en chocolat
Il eut fallu plus de piété et moins de tralala.


Alaligne


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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 10:26










Le Papillon Citron de A à Z



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Question Acclimatation

Il est vraiment trop Bon.

Lâchons l'expression: c'est un Champion!

J'en fais ici, lettre à lettre, la Démonstration:



Fin mai,après une furtive Eclosion,

De chenille en chrysalide en Formation,

Il attend l'ultime et lente Gestation.

En juin, est-ce une Hallucination?

Ses ailes se déploient en une Illumination.

De fleurs en fleurs, il pose ses Jalons,

Chantons tous sa naissance: Kirie Eleison!



Après l'été, ce fragile et superbe Lampion

Devient plus timide et bien Maigrichon.

Il pâtit d'une rare et mauvaise Nutrition,

N'a guère d'autre choix, ou finale Option

Que de chercher refuge, gîte et Protection,

Sous le lierre, sans s'abîmer en Questions.



Alors, il hiberne et retient sa Respiration

Tout au long de la rude et froide Saison.

Mais au printemps, nouvelle Transition,

Danse nuptiale, abdomens à l'Unisson,

Il entame les charnelles et bonnes Vibrations

Sur des branches d'un profond vert Wagon.



Mission accomplie, il respire un gramme de Xénon,

Rêve de nectar, de l'Inde et de sa lointaine Yanaon,

Puis, pour toujours, replie ses ailes couleur Zircon.




...




Tel est le cycle du Papillon Citron...


 

 


 

Alaligne

 

 

 

 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 11:43


Quelques lignes minimalistes en contribution à
 la communauté contre la faim d'OB




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Qui dort, dîne



"Qui dort, dîne"
Disait Nabaline.

Dior suce son poing et s'endort.

Goyaves, papayes, mangues
Fondent sur sa langue.
Konkorongs, madds, corossols
Entament une ronde folle.
Jujubes, bissaps, dikaths,
S'entrechoquent et éclatent.

Ventre plein de rêves,
Tête gorgée de sèves,
Sur le sol craquelé
D'un pâturage déserté...

Dior suce son poing et s'endort.

"Qui dort, dîne"
Disait Nabaline.



Alaligne





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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 18:14

Une comptine pour une fois réservée aux grands enfants ;)










 

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L'orange de Noël


Cinq sous au fond d'la poche,

Faisant grincer mes galoches,

J'pars chez la Mère Fannie,

L'épicière d'la rue Saint Denis.


Des belles me font les yeux doux

M'appellent « Mon p'tit loup,

 Mon gentil roudoudou. »


Des fois qu'elles en voudraient à mon pécule,

J'prends l'air d'un Jules, d'une vraie crapule.


« Quoi donc tu fais ici, par c'temps pourri ? »

M'lance - l'œil encarté - la grande  Sophie.


J'réponds à la chabraque de frangine

Qu'ma mère elle manque de vitamines

Et vu qu'c'est bientôt la nuit d'Noël

J'veux lui offrir des oranges et du miel.


J'vois les filles de la rue qui se gondolent

S'frappent les cuisses, lèvent leurs guiboles

Fourragent dans leurs fringues de coulisse

Fliquées par un jeune mac en pelisse.


Elles m'font un signe, et une p'tite à chignon

Me tend une poignée de jolis biffetons.


« Tiens v'là d'quoi t'acheter six livres d'oranges,

T'es trop giron l'crapaud, avec ta trogne d'ange,

Tu bichoteras ta mère d'la part des croqueuses

Sois chouettard avec elle, rends-la heureuse ! »


J'aimerais bien toutes les embrasser,

Mais le mac commence à m'reluquer.


Alors, vingt francs au fond d'la poche,

Faisant glisser mes galoches,

J'repars chez la Mère Fanny,

L'épicière d'la rue Saint Denis.



Alaligne





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