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  • : Ecritures à la loupe
  • : Présenter des écritures manuscrites d'écrivains célèbres avec une étude graphologique, des comptines pour enfants, l'un de mes romans et beaucoup de mes coups de coeur, voilà l'objectif de ce blog. J'espère que vous vous y sentirez également chez vous...
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Mes romans

histoire

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 10:30


Le vieux cartable



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Il s’était pourtant drôlement bien caché

Mais ma mère, d’un œil sûr, l’a déniché.

Elle l’a examiné sous toutes les coutures,

Et décrété qu’il continuerait l’aventure.

 

Elle a secoué les miettes de petits gâteaux

Qui étoilaient la doublure de chevreau.

Ses flancs lustrés par d’incessants frottements

Furent caressés d’un voile de cire nourrissant.

 

Les taches d’encre sont restées imprimées

Marques indélébiles de stylos trop gorgés.

 L’odeur de gomme, de crayon et de clémentine

N’offusqua pas, maman, tes délicates narines.

 

Et s’il gardait en secret dans ses poches

Les félicitations mais aussi les reproches,

Ainsi, paré d’une toute fringante jeunesse,

Il m’invitait à des débords de sagesse.

 

Il avala les nouveaux livres et cahiers

Engloutit trousse, règles et plumiers

Soupira d’aise, quand rempli à ras bord,

Il se crut transformé en boîte de Pandore.

 

N’avait-il pas derechef l’air bien aimable

Mon inusable et fidèle vieux cartable ?

 

 

 


 

 

 

 

©Alaligne

 

 

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 08:45


Mon ami Jean Lehmans expose dans une galerie quelques unes de ses toiles à Paris jusqu'au 10 septembre
et ce, dans un quartier bien sympathique où il fait bon flâner, se remplir ses mirettes de bien jolies choses.



N'hésitez pas à aller découvrir ses toiles
et lui faire un petit coucou de ma part.








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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 14:17


 
Paul Géraldy

(1885-1983)

 

 

 

avec Colette

 

Paul Lefèvre, poète et dramaturge, dit Paul Géraldy, est né à Paris le 6 mars 1885 et est décédé à Neuilly-sur-Seine le 10 mars 1983 presque centenaire.

Il collabora à La Revue, puis à la Nouvelle Revue, à la Plume, au Mouvement, à la Revue Hebdomadaire, à l'Art et la Mode, à l'Intransigeant, au Figaro etc.

Il publie son premier recueil, Les Petites Âmes, en 1908, et connaît un très grand succès populaire avec son second recueil, Toi et moi, en 1912.

Son répertoire est celui d'un théâtre psychologique traditionnel dans lequel il met en évidence les relations familiales au sein de la petite bourgeoisie intellectuelle de l'entre-deux-guerres.

Il porta son regard essentiellement sur la vie de couple (Aimer, 1921; Robert et Marianne, 1925; Duo, d'après Colette, 1938), soumise à la pesanteur du quotidien. Cet art empreint de sentimentalité lui valut un vif succès, notamment auprès du public féminin.

Ce fut aussi le cas pour sa poésie, sensible parfois maladroite mais toujours sincère, et personnelle. Il y livre les confidences du cœur avec les mots de tous les jours.

Géraldy ne figure pas dans les principales anthologies de la poésie française de la fin du XXe siècle, ce qui l'a rendu presque inconnu de la génération née après guerre. Le journaliste Jean-François Kahn le « redécouvre » et le fait redécouvrir au public le temps d'une émission télévisée au début des années 1980.

Il a également laissé des études psychologiques dans des narrations telles que la Guerre, Madame ! … (1916) et l'Homme et l'Amour (1951).

Il fut un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans sa villa « Toi et moi ».
 

 

 

Voici à titre d'exemple l'un de ses poèmes:



Plein Soleil




Les joueurs, les cousins et les autres, sont là.
Le tennis, qui tend droit ses lignes parallèles,
semble un filet pour attraper les demoisellles.
L'été baigne de ciel les murs neufs des villas.

L'air sent le bleu, les doigts gantés, les cigarettes,
les jardins arrosés, le luxe, les oiseaux...
Le matin, tout léger de s'être levé tôt,
traduit l'âme grelette et noble des fillettes.

Liane en blanc, qui rêve et manque tous les coups,
boude à ses yeux, s'impatiente et se déteste,
fait un vilain sourire avec un joli geste
et relève en courant ses cheveux sur son cou.

Puis, grave, elle entre-croise un instant ses chevilles,
se mord la lèvre, fait en deux pas quatre sauts,
revient, hésite et se suspend les poings hauts,
tendant comme un garçon son corps de jeune fille:

La balle vient, comme un rayon de soleil blond!
Liane attend... mais brusque, elle bouge, s'apprête,
tourne autour de sa robe, et levant sa raquette,
au bout de son bras nu réfléchit le rayon!

1906

 

 

Bonne découverte!

 

 

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 10:51


Depuis que Neil Amstrong a posé le pied sur la lune,
 l'espace est devenu un lieu banal de missions
 et autant vous le dire tout de suite,
on s'y ennuie ferme.


C'est le cas de Marvin en orbite autour de la lune depuis si longtemps.

Tout ne serait qu'ennui et désolation s'il n'y avait quelques agréments au goût aliénique...

Découvrez cette animation, particulièrement bien réalisée!




 







Bon café!


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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 09:35

Paul Gérardy 1870-1933


 

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Paul Gérardy, à ne pas confondre avec Paul Géraldy (poète également oublié) est né le 15 février 1870 à Maldange alors situé en Wallonie prussienne. Il habite successivement Liège, Bruxelles, Munich, Paris puis retournera en Belgique pour y mourir en 1933. Avec Charles Delchevalerie, il devient l'animateur de la revue liégeoise Floréal en 1894, inscrite dans la mouvance du Symbole et dans le même temps écrit en français et en allemand  avec son ami prussien Stefan George.

 

En 1898, il réunit sous le titre de Roseaux ses poèmes composés de 1892 à 1894, recueil qui paraîtra au Mercure de France.


La forme est brève, le vers généralement court, proche du modèle de la chanson ou du lied.  On y note quelques audaces versificatoires, approximations ou inachèvements qui touchent au mètre ou à la rime, frôlée parfois par l'assonance.


Camille Mauclair, poète lui-même, romancier, critique français,  disciple de Mallarmé, et parmi les meilleurs historiens du Symbolisme dira de ses poèmes  qu'ils contiennent : « des mélodies douces et harmonieuses où l'influence de Verlaine n'empêche point une personnelle sensibilité, un tact frileux, quelques hésitations devant la vie, et beaucoup d'art. Les vers de Paul Gérardy, délicieusement ingénus, pleins de musique, nimbent des sentiments simples d'une langue naïve, d'une authentique naïveté.... M. Gérardy est imprégné de la mélancolie demi-souriante des ciels mouillés du pays wallon. »


Depuis 2002, un musée lui est consacré à Burg Reuland.

 

A titre d'exemple d'ingénuité et de naïveté poétique, j'ai choisi l'un de ses poèmes, Le chasseur noir :

 

Le chasseur noir

 

J'aime le noir chasseur de l'ombre

Qui, l'arc en mains, carquois au dos,

Traverse quand la nuit est sombre,

Le bois où dorment les échos.


De son chien noir les yeux l'éclairent,

Et son chien est un démon ;

Les loups, les sangliers le flairent

Par les halliers touffus du mont.


Ils se taisent de peur et tremblent ;

Le chasseur noir et le chien noir

Passent tout lentement et semblent

Dans la nuit sombre ne rien voir.


Le morne chien regarde l'herbe,

Le chasseur regarde la nuit ;

Dans le lointain monte une gerbe

De feux follets qui les poursuit.


Et toujours dans la nuit et l'ombre

Le chasseur et le chien s'en vont ;

Et l'homme rêve un rêve sombre,

Et le chien noir est un démon.

 

 

 


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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 12:48


Les filantes de mer

 


 

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(En fond sonore, sur le lecteur Deezer en colonne de droite, cliquez sur "La dernière étoile filante")


Il y a fort longtemps, dans la lactée brillante,

Deux étoiles filantes jouaient amoureusement.

 

Grandes expertes en voltige,

Elles enchaînaient jusqu'au vertige

Boucles, vrilles et retournements.

 

On les disait issues des Perséides,

Mais elles erraient sans autre guide

Que l'envie d'égayer le firmament.

 

Dans leurs figures téméraires,

Elles frôlèrent la planète annulaire

Qu'elles saluèrent en passant.

 

Puis, en l'éclair d'un saut de puce,

Elles firent les yeux doux à Vénus

Qu'elles embrassèrent goulûment.

 

Plus loin, une boule d'un bleu intense

Les attira dans une nouvelle danse

Qu'elles entamèrent immédiatement.

 

L'éclat de ce bleu si vif et si précieux

Leur parut tellement délicieux

Qu'elles en perdirent l'entendement.

 

Et c'est ainsi que deux étoiles filantes

Plongèrent dans l'eau scintillante

Pour y rester éternellement.

 

De célestes à marinières, de filantes à étoiles de mer,

Il y a fort longtemps,

Deux étoiles s'aimèrent dans les eaux tièdes des océans.

 

 

 

 

©Alaligne

 

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 12:41



(Sur le lecteur Deezer en colonne de droite: les joies de la cuisine de Joe Dassin)

Le macaron de Nancy doit sa renommée à deux soeurs converses (chargées de tâches domestiques) de la communauté des Dames du Saint Sacrement de Nancy.

Lors du décret de suppression des congrégations religieuses (5 avril 1792), Catherine GRILLOT et Elisabeth MORLOT se trouvèrent dans l'obligation de quitter leur communauté. Elles furent accueillies dans la famille GORMAND, au 10 rue de la Hache à Nancy. Pour participer aux frais qui chargeaient cette famille, elles eurent l'idée de fabriquer des petits gâteaux et d'aller elles-mêmes commercialiser leur production sur les marchés et aussi faire du porte à porte.

Le macaron aurait été apporté en France par des cuisiniers italiens, à l'époque de la Renaissance.
"Le Macarone", en vénitien, veut dire "pâte fine" et serait en fait cousin de macaroni.

En Lorraine, on commence à en parler à propos de Catherine, la fille du Duc Charles III et de Claude de France, fille de Catherine de Médicis. Celle-ci avait amené avec elle ses cuisiniers novateurs italiens lorsqu'elle épousa Henri II et devint reine de France.

En 1624, elle fonda un monastère à Nancy selon la règle de Saint-Benoit, donnant l'exemple d'humilité et de patience, n'hésitant pas à faire les tâches domestiques les plus dures en y ajoutant des mortifications les plus sévères.


Sa santé se délabra. Dom Calmet écrit que "La faiblesse de son estomac ne lui permettait plus que d'absorber 2 oeufs frais avec des poudres digestives, jamais de fruits, ni de confitures."


Alors que la "faiblesse de son estomac" la condamnait à mourir d'inanition, un petit gâteau confectionné par les soeurs converses lui permit de survivre. C'est ce délicieux petit macaron que les deux soeurs Catherine GRILLOT et Elisabeth MORLOT fabriquèrent.

Quoi qu'il en soit, la guérison de Catherine de Lorraine intervint.

A base d'amandes broyées, de blanc d'oeuf et de sucre de canne, sa recette était déjà connue à Remiremont.


"Les soeurs Macarons" conservèrent le secret de sa fabrication et le commercialisèrent.

Catherine GRILLOT étant décédée, Elisabeth MORLOT transmit le secret à une de ses nièce, Elisabeth MULLER.

Le secret fut ensuite transmis au fils, puis aux générations suivantes des époux MULLER.

De 1854 à 1876, la maison fut dirigée par Elisabeth MULLER
De 1876 à 1903, par Hector MOINEL
De 1919 à 1935, par Alfred MOINEL
De 1919 à 1935, par Georges MOINEL
De 1935 à 1966, par Georges APTEL
De 1966 à 1991, par Roger APTEL
Depuis 1991, par Jean-Marie GENOT

En 1952, la Ville de Nancy a honoré les soeurs macarons en donnant leur nom à la partie de la rue de la Hache où pris naissance la fabrication du "Macaron de nancy".

 

 

 

Voici donc la recette manuscrite de ma grand-mère maternelle Léonie:


 



C'est simple et délicieux!!!

 

 


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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 09:44

Lors d'une interview de Dustin Hoffman, la journaliste dont je n'ai pas réussi à déterminer la nationalité exacte emploie des termes en anglais inappropriés sur lesquels l'acteur rebondit pour notre plus grand... fou rire....

"Cut" en anglais devient en français "taillé" ou "coupé"
"Pike" veut dire "pique" (en réalité, la journaliste emploie une fois pike, ou pipe, tout aussi incongru qui veut aussi dire "tuyau" alors qu'elle veut parler de "muscle".
Dustin joue enfin sur le mot "pike" qui désigne également en anglais un "brochet", puis "bass" qui désigne un bar, et enfin "perch" qui désigne une perche (le poisson et l'instrument).

Tout ce méli-mélo donne le grand moment d'hilarité qui suit:








Amusez-vous bien!


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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 10:22


Un grand coup deImage Hosted by ImageShack.us



Pierre Daninos
écrivait dans Les vacances à tout prix: "Le farniente est une merveilleuse occupation. Dommage qu'il faille y renoncer pendant les vacances, l'essentiel étant alors de faire quelque chose.
"


C'est bien ce qui m'est arrivé pendant ces quelques jours de congés. Et devinez à quoi j'ai occupé ces longs après-midi, enduite de crème solaire, bercée par le ressac,  les cheveux lissés par un vent de nord-ouest?
Je vous le donne en mille... Non, toujours pas d'idée? Lire... of course...

Et parmi tous les livres emportés au risque de me faire épingler à l'embarquement pour excès de poids de bagages, les trois petits petits trésors concoctés par Erik Orsenna:

La grammaire est une chanson douce
Les Chevaliers du subjonctif
La révolte des accents


J'avais recueilli sur le net quelques informations et critiques de lecteurs sur ces trois ouvrages destinés (?) à la jeunesse, censés leur donner l'amour de la langue française et tache hautement plus périlleuse, l'amour de la grammaire. Si le premier livre semble avoir déclenché l'engouement des lecteurs, les deux derniers sont parfois éreintés. Eh bien! je vous le dis tout de go... juste des petits bijoux littéraires.

Trois livres à mettre d'urgence au programme de l'Education nationale dès l'entrée en sixième. Non seulement ils sont intelligents, drôles, bien écrits (on peut s'y attendre sous la plume d'Orsenna), mais également emplis d'une poésie et d'un amour fou pour la langue (les langues), la musique (musique au sens propre et musique des mots) et l'humanité.


Pas un seul instant, je ne me suis ennuyée à suivre les aventures de Jeanne et de son frère Thomas.  Merveilleusement illustrés, ces trois petits albums démontrent à l'évidence que l'on peut aborder des thèmes réputés  rébarbatifs avec la grâce, la légèreté et la finesse d'un chardonneret élégant.

Lorsque un grand écrivain vous explique que le subjonctif, temps du doute et de tous les espoirs, ne peut-être que le temps du verbe aimer... comment ne pas fondre de plaisir...

Alors, n'hésitez pas un seul instant et cliquez sur le très joli site d'Erik Orsenna ci-dessous pour vous aussi, vous embarquer non pas pour Cythère mais pour les îles du bonheur et parfois du malheur de la grammaire, le tout avec le sourire.




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Belle découverte!



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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 09:58














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En farniente ICI





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