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  • : Ecritures à la loupe
  • : Présenter des écritures manuscrites d'écrivains célèbres avec une étude graphologique, des comptines pour enfants, l'un de mes romans et beaucoup de mes coups de coeur, voilà l'objectif de ce blog. J'espère que vous vous y sentirez également chez vous...
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 10:07

Mardi 2 février, c'est la chandeleur!

Occasion rêvée pour vous faire découvrir cette ravissante poésie
extraite de "Poésies gourmandes, recettes culinaires en vers" d'Achille Ozanne (1846-1896),
ainsi que la recette manuscrite de ma grand-mère Léonie






Les Crêpes


J'étais collégien, toi gamine :

C'était notre beau temps,

Et je viens effeurer, cousine,

Les roses de notre printemps !


Te rappelles-tu, chez grand-mère,

Les bonnes crêpes qu'on faisait,

Et comme de sa figure austère

Un Sourire s'épanouissait.


Quand le jour de la mi-carême

Chez elle, arrivant tout joyeux,

Nous guettions ce régal suprême,

Avec des éclairs dans les yeux.


Puis j'en ai gardé, précieux gage

D'un estomac reconnaissant,

Sa recette, et je vous engage

Goûtez ce mets appétissant ;


RECETTE

Je la revois encore notre grande terrine,

La grand-mère y versait un kilo de farine

et commençait en faisant tout d'abord

Remonter la farine, autour jusque au bord,

De manière à former un semblant de fontaine.

Alors pour opérer d'une façon certaine,

Dans le milieu mettant, huit oeufs, un tas de sel,

A nos tous jeunes bras, elle faisait appel,

Pour faire en remuant une pâte bien lisse.

Quand nous avions fini ce petit exercice,

D'un bon litre de crème alors elle étoffait

Cette pâte - et c'est tout, l'appareil était fait.


Quelle joie et quels cris, et quels enchantements,

Quand la poêle rendait ces gais crépitements.

D'où les crêpes sortaient frissonnantes et belles

Comme des lunes d'or au rebords de dentelles.


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Bon appétit!




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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 12:43



Les Ballets Russes et Léon Bakst




Image Hosted by ImageShack.usautoportrait de Léon Bakst



Alors que le Ballet de l'Opéra rend hommage aux Ballets Russes, dans le cadre du centenaire de leur première saison à Paris (1909), une exposition leur est également consacrée à la Bibliothèque-Musée de l'Opéra (Bibliothèque nationale de France) jusqu'au 23 mai 2010.

Entre leur création par Serge Diaghilev et la mort de leur fondateur, en 1929, la compagnie des Ballets Russes donne dix-neuf saisons de spectacles à Paris. Lancés au Théâtre du Châtelet, les Ballets Russes remportent un succès quasi immédiat et participent au renouvellement du ballet classique grâce à des chorégraphes comme Michel Fokine, Vaslav Nijinski, Leonide Massine ou George Balanchine, mais aussi aux profondes mutations du décor et du costume de scène du début du XXe siècle.

La deuxième partie de l’exposition est consacrée au danseur Vaslav Nijinski et au décorateur Léon Bakst, qui joue un rôle central dans les choix artistiques de la compagnie à ses débuts. Grand collectionneur d’art asiatique, Bakst fait d’innombrables références à l’Orient dans les décors et costumes des différents ballets du répertoire de la compagnie de Serge Diaghilev : Cléopâtre, Shéhérazade ou encore L'Oiseau de feu.

Bakst  est né en Russie à Grodno dans une famille de la bourgeoisie juive.

Après avoir accompli des études au Gymnase de la capitale impériale, il étudie, de 1883 à 1886, à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. En 1891, il voyage en Italie, en Allemagne et en France où il se lie avec Alexandre Benois et ses amis. Il fréquente l'atelier de Jean-Léon Gérôme, suit des cours de l’Académie Julian et travaille à Paris avec Albert Edelfelt entre 1893 et 1896.A cette époque, l'Etat russe lui commande une grande toile qu'il exécute à Paris d'après nature : L'Arrivée de l'amiral Avelane et des marins russes à Paris.

En 1898, il est l’un des fondateurs avec Diaghilev du mouvement Le Monde de l’Art (Mir Iskusstva).

Il réalise à cette époque plusieurs portraits comme celui de Filipp Malyavin (1899), Vasily Rozanov (1901), Andreï Biély (1905), Zinaïda Hippius (1906). Il devient également le professeur des enfants du grand-duc Vladimir Alexandrovitch, et, en 1902, reçoit des commandes du tsar Nicolas II.

En 1902 encore, sa carrière de décorateur débute au théâtre du ballet impérial de Saint-Pétersbourg pour une chorégraphie de Marius Petipa, Le coeur de la Marquise.

À l’occasion de la révolution russe de 1905, il participe à de très nombreux journaux en Russie (Le Monde de l’Art, Trésors artistiques de Russie, Apollon, Zolotoe Runo, Satyricon, etc.), et dessine aussi des cartes postales restées célèbres.

En 1907, Léon Bakst engage une collaboration avec le jeune chorégraphe Michel Fokine, pour des ballets comme La danse au flambeau ou Les Sylphides. Il dessine également des esquisses de costumes pour Anna Pavlova dans La mort du cygne ou pour Ida Rubinstein dans Salomé.

En 1908, il expose en France à la Galerie nationale, et est chargé de l'aménagement décoratif de l'exposition russe au Salon d'automne. En parallèle, il monte en Russie une série de spectacles antiques comme Hippolyte d'Euripide ou Oedipe à Colonne de Sophocle.

Il devient, dès leur naissance, le collaborateur privilégié des Ballets russes, pour lesquels il réalise costumes et décors entre 1909 et 1921.

En 1912, il est nommé directeur artistique, ce qui lui permet, entre autre, de soutenir les audaces chorégraphiques et musicales de Vaslav Nijinski et Igor Stravinski.

Véritables tableaux finis, ses oeuvres et ses dessins, où l'audace chromatique se conjugue avec le jeu subtil des plumes et des joyaux, du dissimulé et du dévoilé, mettent en valeur la présence physique des danseurs. Quant à ses décors, somptueux et sensuels, ils mêlent érotisme et violence. Parmi ses réalisations les plus marquantes, on compte Schéhérazade, L'Oiseau de feu, Jeux, Daphnis et Chloé, La Valse, Le Spectre de la rose ou L’Après-midi d’un faune.

Son élève devenu le plus célèbre est Marc Chagall.

Les dons exceptionnels de Léon Bakst comme coloriste et graphiste se sont déployés librement sur la scène jusqu’à sa mort prématurée, en raison d'un oedème du poumon : ils ont contribué au triomphe des Ballets russes - influençant même la mode à travers, notamment, les grands couturiers Worth, Paul Poiret et Jeanne Paquin, avec qui il collabora, ou, sur le plan théâtral, son ami Vsevolod Meyerhold -, ainsi qu’à une nouvelle conception du décor de peintre et de la mise en scène, en opposition avec l'esthétique d'Edward Gordon Craig.

Le premier, Léon Bakst a osé des coloris éclatants, un mélange de fantaisie et de symétrie qui, par l’audace des lignes et des plans, ont élargi le plan scénique et ont prolongé les perspectives. Ainsi a-t-il marqué de son empreinte l'avant-garde, la peinture, les arts décoratifs et scénographiques de la première moitié du siècle.

Je vous laisse découvrir quelques unes de ses esquisses de costumes de scène...



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Pour en savoir plus sur l'exposition des ballets russes cliquez ICI

Pour en savoir plus sur Léon Bakst, cliquez ICI







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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 09:33


Fernand Pelez





 
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Foncez au Petit Palais qui honore en ce moment un peintre que j'ignorais complètement: Fernand Pelez.

Peintre montmartrois au profil de mousquetaire et au look de dandy, il commence comme tous ses copains peintres "académiques" par les grandes et insupportables tartines historiques, chrétiennes et mythologiques : Jésus insulté par les soldats ; La mort de l’empereur Commode… Le style n’est pas pompier, il est hyperpompier. C’est de la barbouille pour la salle des mariages de l’Hôtel de Ville de Carpentras… Mais, très vite, il abandonne toute cette soupe allégorico-comico-municipale pour devenir, en vrai missionnaire du pinceau, le peintre des pauvres. Et là commence la vraie vie artistique de Fernand Pelez.

L'écrivain, Patrick Cauvin, après avoir visité cette exposition nous livre ses réactions:

"Les toiles se succèdent, elles captent la misère au coin des rues : le petit marchand d’oranges, le vendeur de violettes ; sur les visages, la fatigue, la faim… Il faut voir le Saltimbanque, immense toile où, sous les oripeaux du cirque, sous les grimaces, les costumes de piste se cachent la désolation des pitres, les hontes des parias, le désespoir des Paillasse.

Peu à peu, les couleurs s’éteignent, l’art de Pelez prend son essor au fur et à mesure que sa palette s’uniformise et s’assombrit… Ses petits rats de l’Opéra qui se préparent dans les couloirs baignent dans la crépusculaire clarté d’Eugène Carrière.

C’est magnifique, c’est émouvant, on est loin des éternels ressassements des manifestations habituelles… Pelez ne connut jamais le succès… Il y a bien des raisons à cela : une société n’aime pas trop voir l’envers de son décor, surtout quand celui-ci est peuplé de malheur et d’accablement… Cela continue : les salles du Petit Palais étaient vides le jour de ma visite… La parole des humbles ne fait toujours pas recette… de l’autre côté de l’avenue, des enfants grassouillets posent dans des jardins pimpants, ici ils dorment écrasés sous des couvertures trouées… Et nul ne les regarde.

Courez voir Pelez, ne serait-ce que, pour le temps d’un regard, faire revivre, par un peintre oublié, le sombre carnaval des traîne-savates."


Pour avoir visité cette exposition... et dans les mêmes conditions (salles vides!!!) je ne peux que souscrire à ses propos.



Voici ci-dessous, la présentation en vidéo de cette exposition à ne manquer sous aucun prétexte:





Découvrez Fernand Pelez, peintre de la misère, au Petit Palais sur Culturebox !





A la même époque Aristide Bruant chantait dans les caf'conc' des textes où les héros surgissaient tout droit des barrières de la capitale.



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La publication du premier volume de ses œuvres, monologues et chansons intitulé Dans la rue, illustré par Steinlein  fit sensation. De Maurice Barrès à Anatole France , toute la critique se montra enthousiaste. Chacun salua le « poète sincère et vibrant, d’une rare originalité ».


Anatole France écrivit : « Le premier, Bruant a exprimé le pathétique de la crapule... » Quant àFrançois Coppée, il le fait recevoir à la Société des gens de lettres en 1891.


Ce dernier ne ménage pas ses éloges : « Je fais grand cas de Dans la rue et je le tiens pour un descendant, en ligne directe légitime, de notre Villon… ». C’est la réussite : on le chante sur toutes les scènes, Eugénie Buffet, déguisée en fille de barrière, fait applaudir, À la Cigale, À la Villette, À la Glacière, et lance À Saint Lazare ; Yvette Guilbert, vedette du caf’conc’, interprète À Belleville et Au Bois de Boulogne. Il atteint alors une gloire internationale et en 1895,  il abandonne son cabaret et part en tournée à l'étranger et dans des galas mondains.


Bruant est un travailleur sérieux. Dans sa poésie apparemment simple, la puissance du raccourci et la précision du terme dissimulent de longues recherches : « sept mois pour une chanson ! » a-t-il déclaré à propos de Biribi. Il lui fallait moins de temps pour composer les mélodies qu’il voulait nostalgiques et dépourvues de fioritures, à la manière de celle des cantiques de son enfance.

 

Décu et un poil cynique, retiré en 1895 dans son château à Courtenay, il tiendra les propos suivants devant un journaliste:

 

« Pendant huit ans, j’ai passé mes nuits dans les bocks et la fumée ! J’ai hurlé mes chansons devant un tas d’idiots qui n’y comprenaient goutte et qui venaient, par désœuvrement et par snobisme, se faire insulter au Mirliton … Je les ai traités comme on ne traite pas les voyous des rues … Ils m’ont enrichi, je les méprise : nous sommes quittes ! »


Que chantait-il donc, Aristide?... Par exemple ceci:

Fantaisie triste

I' bruinait... L'temps était gris,
On n'voyait pus l'ciel... L'atmosphère,
Semblant suer au d'ssus d'Paris,
Tombait en bué' su' la terre.

I' soufflait quéqu'chose... on n'sait d'où,
C'était ni du vent ni d'la bise,
Ça glissait entre l'col et l'cou
Et ça glaçait sous not' chemise.

Nous marchions d'vant nous, dans l'brouillard,
On distinguait des gens maussades,
Nous, nous suivions un corbillard
Emportant l'un d'nos camarades.

Bon Dieu ! qu'ça faisait froid dans l'dos !
Et pis c'est qu'on n'allait pas vite ;
La moell' se figeait dans les os,
Ça puait l'rhume et la bronchite.

Dans l'air y avait pas un moineau,
Pas un pinson, pas un' colombe,
Le long des pierr' i' coulait d'l'eau,
Et ces pierr's-là... c'était sa tombe.

Et je m'disais, pensant à lui
Qu' j'avais vu rire au mois d'septembre
Bon Dieu ! qu'il aura froid c'tte nuit !
C'est triste d'mourir en décembre.
J'ai toujours aimé l'bourguignon,
I' m' sourit chaqu' fois qu' i' s'allume ;
J' voudrais pas avoir le guignon
D' m'en aller par un jour de brume.

Quand on s'est connu l' teint vermeil,
Riant, chantant, vidant son verre,
On aim' ben un rayon d'soleil...
Le jour ousqu' on vous porte en terre.

(Recueil : Dans la rue)




J'ai aimé rapprocher dans cet article deux "bourgeois" qui mirent leurs talents réciproques au service des gueux. Vous pouvez écouter sur le lecteur Deezer en colonne de droite, Bruant chanter "Dans la rue".





Bon week-end!








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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 15:38

Juste quelques secondes de lendemain de Noces









L'ami Tranquilou et Alaligne...



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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 13:16




25 septembre 2009









Alban et Nathalie






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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 09:02


Les Oeufs à la Polignac


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Winnaretta Singer Polignac était la fille de l'américain Issac Meritt Singer (fameux inventeur de la machine à coudre) et de la française Isabella Eugenie Boyer.

La guerre franco-prussienne de 1870 les décident à s'installer en Angleterre. Ils vivent à Torquay dans une immense propriété achevée en 1873. Issac invite ses enfants d'un précédent mariage à venir y vivre. Après la mort d'Isaac, Isabelle se remarie, s'installe à Paris où elle tient salon.

Winnaretta Singer reçoit une formation d'organiste et de pianiste, mais on la dirige vers les arts plastiques.

En 1887, elle épouse le prince Scey Montbéliard, divorce en 1891 et obtient l'annulation du mariage par le Vatican en 1892. Elle fréquente les salons de Mesdames Poilly, Aubernon, Saint-Marceaux. Elle hérite d'une part de la fortune de son père. Elle achète le Palazzio San Gregorio à Venise où elle tient salon. L'un des premiers invités est Gabriel Fauré. Elle se fait bâtir une maison dans le 16e arrondissement de Paris, rue Cortambert où elle installe son atelier de peintre, mais qui devient un des lieux les plus importants de la vie mondaine de Paris.

En 1893 elle épouse Edmond Polignac (1834-1901) son aîné de 30 ans. Compositeur il a été élève de Reber. C'est un mariage blanc, mais un mariage heureux. Tous deux homosexuels, ils partagent la même passion du mécénat artistique. Leur apport à la création au début du XXe siècle est incalculable.

La même année, il achètent un second palais à Venise que devient rapidement le célèbre Palais Contirini-Polignac.Edmond de Polignac meurt en 1901. Jusqu'en 1939 Winnaretta joue un rôle de premier plan dans le financement de la création parisienne, particulièrement dans le domaine musical. Par des commandes, des auditions à son domicile, des soutiens financiers à des institutions de concerts, des secours à des musiciens.

Son action est associée en musique à Gabriel Fauré, Emmanuel Chabrier, Maurice Ravel, Reynaldo Hahn, Isaac Albeniz, Igor Stravinsky, Francis Poulenc, Darius Milhaud, Germaine Tailleferre, Jean Wiéner, Manuel de Falla, Erik Satie, Maxime Jacob, Igor Markevitch, Jean Françaix, Kurt Weill, Karol Szymanowski, Nicolas Nabokov, Henri Sauguet, les Ballets russes, Nadia Boulanger, Isadora Duncan, Ricardo Viñes, Blanche Selva, Clara Haskill, Lily Kraus, Rubinstein…

Elle meurt à Londres en 1942.

Femme raffinée, on lui doit cette préparation culinaire, simple mais hautement aristocratique, comme en témoigne cette lettre de son amie Colette qui précise exactement où l'on doit se procurer la truffe, base incontournable de cette entrée délicate:




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Et voici maintenant la recette manuscrite de ma grand-mère Léonie:




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Bon appétit!



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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 08:45


Mon ami Jean Lehmans expose dans une galerie quelques unes de ses toiles à Paris jusqu'au 10 septembre
et ce, dans un quartier bien sympathique où il fait bon flâner, se remplir ses mirettes de bien jolies choses.



N'hésitez pas à aller découvrir ses toiles
et lui faire un petit coucou de ma part.








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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 10:51


Depuis que Neil Amstrong a posé le pied sur la lune,
 l'espace est devenu un lieu banal de missions
 et autant vous le dire tout de suite,
on s'y ennuie ferme.


C'est le cas de Marvin en orbite autour de la lune depuis si longtemps.

Tout ne serait qu'ennui et désolation s'il n'y avait quelques agréments au goût aliénique...

Découvrez cette animation, particulièrement bien réalisée!




 







Bon café!


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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 12:41



(Sur le lecteur Deezer en colonne de droite: les joies de la cuisine de Joe Dassin)

Le macaron de Nancy doit sa renommée à deux soeurs converses (chargées de tâches domestiques) de la communauté des Dames du Saint Sacrement de Nancy.

Lors du décret de suppression des congrégations religieuses (5 avril 1792), Catherine GRILLOT et Elisabeth MORLOT se trouvèrent dans l'obligation de quitter leur communauté. Elles furent accueillies dans la famille GORMAND, au 10 rue de la Hache à Nancy. Pour participer aux frais qui chargeaient cette famille, elles eurent l'idée de fabriquer des petits gâteaux et d'aller elles-mêmes commercialiser leur production sur les marchés et aussi faire du porte à porte.

Le macaron aurait été apporté en France par des cuisiniers italiens, à l'époque de la Renaissance.
"Le Macarone", en vénitien, veut dire "pâte fine" et serait en fait cousin de macaroni.

En Lorraine, on commence à en parler à propos de Catherine, la fille du Duc Charles III et de Claude de France, fille de Catherine de Médicis. Celle-ci avait amené avec elle ses cuisiniers novateurs italiens lorsqu'elle épousa Henri II et devint reine de France.

En 1624, elle fonda un monastère à Nancy selon la règle de Saint-Benoit, donnant l'exemple d'humilité et de patience, n'hésitant pas à faire les tâches domestiques les plus dures en y ajoutant des mortifications les plus sévères.


Sa santé se délabra. Dom Calmet écrit que "La faiblesse de son estomac ne lui permettait plus que d'absorber 2 oeufs frais avec des poudres digestives, jamais de fruits, ni de confitures."


Alors que la "faiblesse de son estomac" la condamnait à mourir d'inanition, un petit gâteau confectionné par les soeurs converses lui permit de survivre. C'est ce délicieux petit macaron que les deux soeurs Catherine GRILLOT et Elisabeth MORLOT fabriquèrent.

Quoi qu'il en soit, la guérison de Catherine de Lorraine intervint.

A base d'amandes broyées, de blanc d'oeuf et de sucre de canne, sa recette était déjà connue à Remiremont.


"Les soeurs Macarons" conservèrent le secret de sa fabrication et le commercialisèrent.

Catherine GRILLOT étant décédée, Elisabeth MORLOT transmit le secret à une de ses nièce, Elisabeth MULLER.

Le secret fut ensuite transmis au fils, puis aux générations suivantes des époux MULLER.

De 1854 à 1876, la maison fut dirigée par Elisabeth MULLER
De 1876 à 1903, par Hector MOINEL
De 1919 à 1935, par Alfred MOINEL
De 1919 à 1935, par Georges MOINEL
De 1935 à 1966, par Georges APTEL
De 1966 à 1991, par Roger APTEL
Depuis 1991, par Jean-Marie GENOT

En 1952, la Ville de Nancy a honoré les soeurs macarons en donnant leur nom à la partie de la rue de la Hache où pris naissance la fabrication du "Macaron de nancy".

 

 

 

Voici donc la recette manuscrite de ma grand-mère maternelle Léonie:


 



C'est simple et délicieux!!!

 

 


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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 09:44

Lors d'une interview de Dustin Hoffman, la journaliste dont je n'ai pas réussi à déterminer la nationalité exacte emploie des termes en anglais inappropriés sur lesquels l'acteur rebondit pour notre plus grand... fou rire....

"Cut" en anglais devient en français "taillé" ou "coupé"
"Pike" veut dire "pique" (en réalité, la journaliste emploie une fois pike, ou pipe, tout aussi incongru qui veut aussi dire "tuyau" alors qu'elle veut parler de "muscle".
Dustin joue enfin sur le mot "pike" qui désigne également en anglais un "brochet", puis "bass" qui désigne un bar, et enfin "perch" qui désigne une perche (le poisson et l'instrument).

Tout ce méli-mélo donne le grand moment d'hilarité qui suit:








Amusez-vous bien!


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