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  • : Ecritures à la loupe
  • : Présenter des écritures manuscrites d'écrivains célèbres avec une étude graphologique, des comptines pour enfants, l'un de mes romans et beaucoup de mes coups de coeur, voilà l'objectif de ce blog. J'espère que vous vous y sentirez également chez vous...
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histoire

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 11:47

 

 



Interview Graphologie






Le cinquième extrait vidéo de l'interview que j'ai donnée à www.questionsdemarche.com 
concerne une question que le modeste auteur de polar que je suis,
c'est déjà maintes fois posée, et qui est abordée dans mon premier roman
 "La Signature"...:

Les grands criminels ont-ils une écriture spécifique?

J'espère y avoir répondu le plus clairement possible... ;)

Ces vidéos ont été effectuées en "one shot"
 et les questions ne m'avaient pas été soumises au préalable.



 

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 09:58

 



Interview Graphologie






Le quatrième extrait vidéo de l'interview que j'ai donnée à www.questionsdemarche.com concerne la confusion constatée parfois
entre le travail du graphologue et celui de l'expert en écriture, d'où la question suivante:

Quelle différence entre l'expertise en écriture et la graphologie?

J'espère y avoir répondu le plus clairement possible... ;)

Ces vidéos ont été effectuées en "one shot"
 et les questions ne m'avaient pas été soumises au préalable.



 







Bonne journée!!



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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 09:37

 



Interview Graphologie






Le troisième extrait vidéo de l'interview que j'ai donnée à www.questionsdemarche.com concerne les gauchers:

Dois-je préciser que je suis gaucher sur ma lettre de motivation?

J'espère y avoir répondu le plus clairement possible... ;)

Ces vidéos ont été effectuées en "one shot"
 et les questions ne m'avaient pas été soumises au préalable.










Bonne journée à tous et toutes!!






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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 09:18



Interview Graphologie






Le deuxième extrait vidéo de l'interview que j'ai donnée à www.questionsdemarche.com concerne un point qui est souvent évoqué par les personnes que je rencontre et qui s'intéressent à mon métier:

Pourquoi mon écriture change t-elle tout le temps?

J'espère y avoir répondu le plus clairement possible... ;)

Ces vidéos ont été effectuées en "one shot"
 et les questions ne m'avaient pas été soumises au préalable.









Bon 14 juillet à tous et toutes...



Amicalement,


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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 12:23



GRAPHOLOGIE

Ayant répondu récemment pour une chaîne de la TNT, à une interview sur mon métier de graphologue, je vous présente sur ce blog les différentes vidéos qui ont été mises en ligne sur le site :
 www.questionsdemarche.com


Il s'agissait de répondre aux diverses questions que le grand public se pause sur le métier et j'inaugure la série par une question récurrente: y a t-il de bonnes ou mauvaises analyses graphologiques?...






La véritable question n'est-elle pas :
Y a-t-il de bons ou mauvais graphologues?
;)))

Vous pouvez vous lâcher dans vos coms... ce blog est fait pour cela










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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 10:06

  

 

Colette

   

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Est-il encore besoin de présenter la grande Colette ? Internet abonde de sites sur l'écrivain, tous largement pourvus de biographies, d'anecdotes, de récits, d'extraits de ses écrits et de bibliographies. Essayez... Vous verrez...

Je me bornerai donc à quelques lignes pour tracer le parcours exceptionnel de la « rate », surnom que lui avait donné son ami Georges Wague, avant de vous présenter son écriture manuscrite.

Née à Saint-Sauveur en Puisay le 28 janvier 1873, Sidonie-Gabrielle est la fille d'une famille que l'on appelerait aujourd'hui "reconstituée".

Sa mère Sidonie et son père le capitaine Jules-Joseph Colette forment un ménage heureux et leurs quatre enfants nés de lits différents passent en Bourgogne des journées ponctuées bien sûr par les études mais aussi par les jeux. « Gabri » adore  partir en escapades avec ses frères et protecteurs, le grand Achille - futur médecin de campagne et garant des vieux jours de ses parents - et Léo - le Sylphe musicien promis au notariat. Les pique-niques dominicaux sur la berge de l'un des nombreux étangs proches de Saint-Sauveur sont pour la famille prétextes à étaler la nappe sur l'herbe, déballer pâté de campagne, poulet rôti et pain bis, quatre-quarts et confitures, pendant que le Capitaine entonne ses airs favoris en jetant des regards amoureux sur son épouse, Sido, qui de son côté garde un œil inquiet sur la progéniture.
 
        




     
                                                

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 Sido, mère de Colette



Cette mère qui avait épousé en premières noces, un notable fortuné, mais éthylique et malade mental, Jules Robineau-Duclos, eut de ce premier mariage une fille, Emélie Juliette et un fils, Edme Jules Achille.
    

Confrontée à la brutalité et à la vulgarité de son mari, elle vécut un véritable enfer et lorsque quelques semaines avant la mort de son époux,  elle fit la connaissance du nouveau percepteur de Saint-Sauveur, immédiatement elle fut séduite par cet homme « aux terribles yeux de chat » de belle et souple allure, malgré cette jambe de bois qu'il tenait d'une grave blessure reçue à la bataille de Melegnano, en Italie, du temps où il était officier dans l'armée impériale.
   

Les Colette se démarquent de leurs compatriotes, par la fréquence de leurs lointains déplacements : Paris mais aussi Lyon, Toulon, Bruxelles (où Sido avait de la famille), Ostende, etc.
  

L'été 1889 est ainsi l'occasion d'une visite au Paris de l'Exposition Universelle. Lors de ce séjour, le Capitaine revoit l'un de ses anciens camarades de Saint-Cyr, Jean-Albert Gauthier-Villars, désormais riche éditeur dont le fils, surnommé Willy, fait sur Gabri une très forte impression !
       

Séduite par ce noceur, elle l'épouse le 15 mai 1893.
    

Auteur de romans populaires, c'est un viveur parisien qui fait également travailler à son profit une équipe de « nègres ». Il introduit Colette dans les cercles littéraires et musicaux de la capitale. Ayant rapidement perçu  les dons d'écriture de sa jeune épouse, Willy l'engage à écrire ses souvenirs d'école, qu'il signe sans vergogne de son seul nom. Ce sera « Claudine à l'école », bientôt suivi d'une série de Claudine (La maison de Claudine, Claudine à Paris, Claudine en ménage, etc).
      

Epoux volage, Willy, devient l'amant de Marie-Louise Servat, femme de l'un de ses collaborateurs, et lui donne un fils, Jacques Henry Gauthier-Villars. Baffouée, jalouse, Colette se libère peu à peu de sa tutelle, et, encouragée par son ami Georges Wague, commence une carrière dans le music-hall où elle présente des pantomimes orientales dans des tenues suggestives, au théâtre Marigny, au Moulin-Rouge et au Bataclan. Elle noue des amitiés féminines  et en 1907, fait scandale en se produisant au Moulin Rouge aux côtés de Mathilde de Morny, surnommée Missy, déguisée en homme.
      

C'est la fin du mariage avec Willy dont elle se sépare en 1906, puis divorce en 1910.

 

 

 

          

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Colette et Missy



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 Colette, Missy et trois amis au Crotoy

 

 

Après son divorce, Colette a une brève liaison avec Auguste-Olympe Hériot, rencontré à la fin de 1909, puis se lie avec Henry de Jouvenel, politicien et journaliste, qu'elle épouse en 1912. Son second mari l'incite à donner quelques billets et reportages au journal Le Matin, dont il est le rédacteur en chef. De ce mariage naîtra une fille, Colette Renée de Jouvenel, dite «Bel-Gazou».



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Le bel Auguste-Olympe Hériot 



Elle reprend la plume de plus belle et publie «  « L'Entrave », « Mitsou », « Chéri », « La Chambre éclairée », « Le Blé en herbe », « Contes des mille et un matins », « Duo », « La Seconde » , « La vagabonde » , « L'envers du music-hall », « En tournée », etc.
« Chéri »  paraît en 1920 pour devenir l'année suivante une pièce à succès.

 Elle  divorce d' Henry de Jouvenel en 1923.

Promue en 1928 officier de la Légion d'honneur, élue le 9 mars 1935 à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, elle épouse le 3 avril de cette même année Maurice Goudeket.

C'est la consécration lorsque en 1936, elle est  promue commandeur de la Légion d'honneur.

Elle enchaîne toujours les ouvrages :  « L'Enfant et les Sortilèges », « La Naissance du jour »,  « La Treille muscate », « Le Toutounier », « Trois... Six... Neuf... » etc.  

Pendant la deuxième guerre mondiale son mari juif est arrêté par les allemands, mais Colette arrive à le faire libérer.

« Gigi » paraît en 1944.

De graves crises d'arthrose finissent par l'immobiliser en 1945.

Elle est élue à l'unanimité à l'Académie Goncourt en 1945  et c'est allongée sur son lit qu'elle reçoit le jeune Jean-louis Bory qui vient de recevoir le prix tant convoité. Elle devient présidente de cette  même Académie en 1949. En 1953, elle est élevée à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur et reçoit la médaille du National Institute of Arts and Letters.

Au faîte de sa gloire, elle s'installe avec son mari au Palais Royal à deux pas de son ami Jean Cocteau. C'est chez elle, dans ce lieu qu'elle adore, qu'elle décède  le 3 août 1954.

En dépit de sa réputation sulfureuse et du refus, par l'Église catholique, des obsèques religieuses, Colette est la seule femme à avoir eu droit à des funérailles nationales et ce, dans la cour d'honneur du Palais-Royal. Elle est enterrée au cimetière du Père-Lachaise à Paris. 



Son écriture :

 

 


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Quoi de plus "moderne" de plus spontané et naturel que l'écriture de Colette sur cet exemplaire de la fin de Chéri datant de 1926?

L'écriture au mouvement coulant, étalée sur l'horizontale, à tendance liée, en guirlande, nous renseigne sur la capacité de Colette à vivre en accord avec avec le milieu dans lequel elle évolue et avec les personnes qui l'entourent.

Utiliser au mieux ses possibilités, les exploiter en souplesse, s'adapter sans se laisser déstabiliser et sans efforts superflus, sont le reflet d'une bonne connaissance d'elle-même, d'une confiance en soi suffisament nourrie d'une estime de soi  acquise dès l''enfance. 

Une nature expansive, qui donne d'elle-même tout en exigeant beaucoup d'espace et de public. L'avenir ne fait pas peur et la curiosité d'esprit, l'adaptabilité sont là pour l'accompagner dans son envie instinctive d'élargir sans cesse son horizon, découvrir et entreprendre. La réceptivité, la sensibilité bien présentes dans le graphisme montrent le besoin intime d'une recherche d'accord, de conciliation avec l'entourage.

Mais derrière cette adaptabilité, cette ouverture au monde et aux autres, se profile également dans l'emploi quasi systématique de la guirlande, dans la présence d'une certaine pression déplacée (plus visible sur d'autre documents non reproduits ici), dans les barres de "t" surplombantes et parfois en avant de la lettre, une propension à ignorer les contraintes et les exigences de règles ou de lois dont elle n'hésite pas à prendre le contre-pied.





 

 

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 14:03

 

 

Jean DUTOURD
   

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Jean Dutourd est né à Paris, le 14 janvier 1920. Sa mère meurt quand il avait sept ans. Il se marie en 1942 avec Camille Lemercier, le philosophe Gaston Bachelard étant son témoin. Fait prisonnier au début de 1944, il réussit à s'évader et rentre à Paris suivre ses études de philosophie. Licence  qui restera incomplète, car il ne parvint jamais à décrocher son certificat de psychologie...
 

Son premier ouvrage, "Le Complexe de César", paraît en 1946 et obtient le prix Stendhal. En 1950, il reçoit le prix Courteline pour « Une tête de chien » et, en 1952, le prix Interallié pour « Au bon beurre », scènes de la vie sous l'Occupation. Le prix Prince Pierre de Monaco lui est décerné, en 1961, pour l'ensemble de son œuvre.
     

Le 14 juillet 1978, une bombe fait sauter son appartement, déposée par des gens qui « n'aimaient pas son style ». Est-ce cet incident qui lui vaut d'être élu à L'Académie française après deux refus ? Toujours est-il qu'il revêt l'habit vert et prend possession du fauteuil  de Jacques Rueff, le 30 novembre de la même année.
         

En 2001, alors qu'il pense avoir de beaucoup passé l'âge des récompenses, c'est le prix Saint-Simon pour "Jeannot, mémoires d'un enfant" qui  lui est attribué.
        

Dans ses articles et les quelque 60 romans, essais ou autobiographies qu'il a écrits, cet écrivain à contre courant des modes littéraires, politiques et intellectuelles de son époque n'a cessé de déployer son énergie à fustiger «ce siècle industriel» qui le dégoûte, et à soupirer après «ce temps béni» où, sous Louis XV, l'agriculture et la littérature faisaient tourner le monde. Critique virulent d'un  XXe siècle dont il ne retient que trois choses positives: le chemin de fer, l'électricité et le stylo-feutre, il considère tout le reste comme bon à jeter. Membre éminent du club des ronchons, son slogan officiel «En arrière toute!» lui va comme un gant ainsi que son objectif qui est d' « étudier l'horreur du bonheur ». Il ne peut que se réjouir que les réunions du Club soit interdites « aux femmes, aux enfants, aux animaux et aux plantes vertes ».


 
        




     
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Lorsque l'académicien participe à l'émission sur RTL de Philippe Bouvard  « les grosses têtes », cet anticonformiste à l'ironie souvent mordante se montre parfois très conservateur et il déclare pour s'en expliquer et non s'en défendre :«Je ne suis pas réac, je suis conservateur!».

          

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Pourtant, c'est lui, qui en 1980 se bat pied à pied contre l'entrée sous la Coupole des femmes en général et de Marguerite Yourcenar en particulier et de s'écrier : «Nous sommes d'une tribu de vieux mâles coiffés de plumes qui campent sur la Seine depuis trois cent cinquante ans. N'y touchez pas!».

 

Farouchement opposé à la féminisation des noms de métiers, Jean Dutourd n'hésite pas à monter au créneau : « Cette histoire est un gadget, ce sont les effets de la polygamie de Jospin, qui est entouré de sultanes et qui, pour faire plaisir à son harem, relance une vieille idée. » et de vitupérer contre Le premier Ministre qui accepte que des femmes se fassent appeler « Madame la Ministre ».

Ses prises de position à l'Académie en faveur de la Serbie, sa défense d'un Papon pourfendu par la presse donnent de lui l' image d'un vieil anar de droite.

Mais c'est sans doute oublier un peu rapidement qu'il est avant tout un grand écrivain, amoureux fou des mots, un bougon talentueux, un râleur ironique.

 

Dans un excellent portrait brossé par Olivier Le Naire dans l'Express Livres et auquel j'ai emprunté quelques passages pour cet article, on peut lire:

 

« Ses souvenirs d'enfance éclairent aussi le personnage, son ambition têtue d'artiste et cette maladive nostalgie d'un monde qui n'était déjà plus au jour de sa naissance. Il faut lire ces pages où il décrit la fin prématurée de sa mère, le voyage dans le Midi en De Dion-Bouton, le capharnaüm d'un Louvre désert et envoûtant, avec son odeur d'encaustique, où il traînait étant petit. «Regardez ce qu'on en a fait, du Louvre! Aujourd'hui, il est encombré de visiteurs qui se croient obligés d'y aller parce que des profs ignorants les y ont poussés. Qu'on foute la paix à ces gens et qu'on laisse la peinture à ceux qui en ont vraiment besoin!»...

... Après avoir, ces dernières décennies, beaucoup jargonné, théorisé, exclu, la littérature française saura-t-elle remettre à sa vraie place la petite musique de Dutourd? «J'ai toujours pensé que les gens qui écrivaient tristement écrivaient mal», explique l'académicien. Où sont d'ailleurs les Dutourd de l'an 2000? Quel jeune romancier français sait encore croquer son temps avec ce regard amusé et aiguisé? Qui ressuscitera ce personnage de l'idiot, de l'imbécile, qui disparaît du roman actuel? «Ce Beigbeder, avec son 99 Francs, a essayé», remarque Dutourd. Pas avare de compliments sur la relève, il distingue - outre Patrick Besson - «la petite Nothomb», dont il aime «cette manière de faire le clown, avec son air de bal masqué romanesque», François Taillandier, Eric-Emmanuel Schmitt... »

 

Jean Dutourd garde toujours un ton corrosif pour évoquer sa vieille ennemie, la bêtise humaine, clamer haut et fort son amour des mots et ... de l'Académie Française qui, selon lui-même et Voltaire qu'il cite « est toujours une espèce de rempart contre les fanatiques et les fripons ».

 

Son écriture :




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Celui qui en dehors des chemins de fer, de l'électricité et du feutre ne trouve rien de bon au XXème siècle, nous prouve par l'emploi d'un feutre noir assez épais pour la dimension de son écriture, qu'il est cohérent dans ses choix.

Peu de pression dans ce graphisme "lesté" qui se dégage de la relative impression de lourdeur du trait par des enchaînements de lettres parfois étalées et parfois étrécies à l'intérieur d'un même mot (cf les mots "meilleures" et pensées"). Cet étalement en "accordéon" sur la ligne de base  signe l'alternance de motivations à étendre le champ d'investigation, à chercher le contact avec l'autre, à participer et à réduire le besoin d'expansion, à rester maître de ses convictions et restreindre les contacts.

La "sensorialité " du trait nous renseigne sur une attitude qui sollicite plus l'émotion que la raison pour appréhender la vie. La subjectivité qui en découle éloigne de toute neutralité, et l'originalité des impressions et des idées n'a dégale que la tendance à transformer la réalité. D'où, un besoin de s'accrocher à des valeurs sûres, des repères tangibles qui peuvent expliquer ses choix,  ses préférences intellectuelles et personnelles.

Il n'en demeure pas moins que l'écriture  ici tracée vers 1988 alors qu'il avait 68 ans reste marquée par de l'élan, une dynamique, une soif de découvertes et montre encore tout le tempérament entier, ardent et absolu de son scripteur. 





 
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 14:50



Suite à un nouveau problème sur OB, l'article ci-dessous que je viens de mettre en ligne sur Tristan Bernard reprend les anciens commentaires laissés sur Régine Déforges...  Ce dernier article ayant purement disparu de mes publications...

Je viens de le recréer... ;)

Ne soyez donc pas étonnés en lisant les commentaires sur l'article de Tristan Brnard de retrouver des anciens commentaires qui n'ont rien à voir avec l'oeuvre, la vie et l'écriture de Tristan Bernard.

Alaligne

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 11:27







Tristan BERNARD 
   

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Bernard Paul, dit Tristan Bernard est né à Besançon le 07 septembre 1866.
            
Il quitte sa ville natale à l’âge de 14 ans pour suivre son père à Paris, reçoit l’enseignement du Lycée Condorcet et se prépare à une carrière d’avocat après avoir obtenu sa Licence en droit.
      
Pourtant, après son service militaire, il se tourne vers les affaires et dirige une usine d’aluminium près de Creil, dans l’Oise. Jeune homme sportif et éclectique, il prend rapidement la direction d’un vélodrome à Neuillly sur Seine, se livre sans restrictions à sa passion pour les paris hippiques et en 1891 commence à rédiger des articles pour la Revue Blanche. Il s’agissait d’une revue littéraire et artistique où collaborèrent les plus grands écrivains et artistes de l’époque et qui prit notamment clairement position pour le capitaine Dreyfus lors du procès. 
   

 
        

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Joueur invétéré, un jour, il mise sur un cheval du nom de Tristan. Le cheval gagne la course et lui rapporte une importante somme d'argent . Pragmatique, il décide alors d'adopter le nom de ce cheval pour signer ses articles.
 
Il publie un recueil de contes en 1894 et écrit sa première pièce de théâtre « Les pieds nickelés » qui connaît un grand succès.
   
Dès lors, les romans et les pièces de théâtre s’enchaînent :
« Les contes de Pantruche et d’ailleurs » en 1897, « Sous toutes réserves » » en 1898, « L’anglais tel qu’on le parle » en 1899, « Mémoires d’un jeune homme rangé » la même année, « Amants et voleurs » en 1905,  « Triplepatte »  la même année, « L’affaire Larcier » en 1907, «  le Petit café » en 1911, « Paris secret » en 1933.
 
Ami proche de Léon Blum, mais également de Jules Renard, Marcel Pagnol et Guitry, il crée une œuvre où l’humour est omniprésent. Ses personnages légers, parfois frivoles sont le reflet de ceux qu’il observe avec ironie au temps de la Belle époque. Son humour lui vaut de collaborer pour quelques articles au canard enchaîné en 1917.
      
Auteur célèbre, mais sans doute pas assez sérieux au goût de l’Académie française, il n’obtient lors de sa présentation en 1932, que 2 voix sur 39.
        
Lors de l’occupation, ses origines juives lui valent un internement dans le sinistre camp de Drancy en 1943. Agé de soixante dix sept ans, son sort émeut de nombreux artistes et écrivains dont Sacha Guitry et Arletty. Libéré, il n’est plus que l’ombre de lui-même, d’autant que la mort en déportation de son petit-fils François l’affecte au plus haut point.

          
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Camp de Drancy en 1943


Usé, il meurt le 7 décembre 1947 et est enterré au cimetière de Passy.

On lui doit en dehors de son œuvre littéraire, l’invention du jeu de société « des petits chevaux », clin d’œil à sa passion pour les courses hippiques. Il fut également le promoteur des mots croisés.
         
Quelques citations :
          
Beaucoup de divorces sont nés d’un malentendu. Beaucoup de mariages aussi.
         
Avec mes gains au casino, je me suis acheté une casquette de yachtman, avec mes pertes, j’aurais pu me payer le bateau.
 
Avec les femmes, il faudrait que les paroles soient d’autant plus respectueuses que les gestes le deviennent de moins en moins.
 
J’aimerais bien le Paradis, à cause du climat ; seulement, l’Enfer doit être joliment plus agréable, à cause de la société !
 
Les Français croient qu'ils parlent bien le français parce qu'ils ne parlent aucune langue étrangère.

Dans la chanson « Marquise » de Georges Brassens, la dernière strophe porte son coup de patte :
« Peut-être que je serai vieille,
Répond Marquise, cependant,
J’ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
Et je t’emmerde en attendant. »
   


Son écriture:



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De l'élégance, de la légèreté dans ce graphisme qui effleure la page avec beaucoup de délicatesse mais également une plume qui sait se faire plus acérée dans les finales.


Beaucoup d'ouverture dans la forme des lettres qui signe un don d'observation au champ large, une curiosité pour le monde et les gens qui l'entourent. La préciosité  des formes, l'importance donnée aux majuscules, montrent une recherche assez élitiste, une prédilection pour des échanges basés sur la qualité.

Les acérations qui animent l'écriture sont la trace de l'acuité d'un esprit perspicace, d'un sens critique actif, d'un sens de la répartie particulièrement développé.La causticité, l'ironie s'y dévoilent au grand jour mais sans méchanceté. En effet la finesse du trait, la guirlande dans les "m", les courbes et les jambages en vasque, le mouvement coulant, tendant vers le dynamique, signent une sociabilité conciliante, une capacité à utiliser aux mieux ses possibilités, un souci de se préserver des complications, d'éviter le désaccord.

Une écriture de "dandy", d'esthète, sachant manier la plume avec grâce et humour.












 

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 09:38







Régine DEFORGES    

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Régine Deforges est née le 15 août 1935 à Montmorillon dans la Vienne. Est-ce l’héritage des années passées en pensionnat de jeunes filles tenue par des sœurs qui la conduira vers la littérature érotique ?
       
Toujours est-il que d’abord libraire, elle fonde rapidement sa propre maison d’édition et publie en 1968 « Le Con d’Irène » de Louis Aragon qui lui vaut les foudres de la censure de l’époque. Le livre est saisi le 22 mars 1968, soit 48 heures après son édition. Condamnée par la suite pour « outrages aux bonnes mœurs » et privée de ses droits civiques, elle persiste et signe en publiant un catalogue de livres écrits par des femmes (Les femmes avant 1960).
    
Elle-même femme de lettres, elle touche rapidement à tous les genres, et bâtit une œuvre variée et prolifique ainsi que je vous laisse en juger :
         
Elle écrit des romans :
« Blanche et Lucie » en 1976, « La révolte des nonnes » en 1981, « Le Cahier volé » en 1978, « Les enfants de Blanche » en 1982 ; « L’orage en 1996 », « Pour l’amour de Marie Salat » en 1987, « Sur les bords de la Gartempe en 1985 », « Sous le ciel de Novgorod en 1989 » etc, principalement chez Fayard et Albin Michel.
        
des nouvelles :
« Contes pervers » en 1980, « Lola et quelques autres » en 1983, » Rencontres ferroviaires » en 1999, « Troubles de femmes » en 1994, « La petite fille au manteau rose » en 2001.
       
des contes pour enfants :
« L’apocalypse de Saint Jean » en 1985, « L’arche de Noé de grand-mère » en 1995, etc…
 
des essais, des entretiens, des chroniques, des scénarios et chansons également.
 
Mais c’est en 1983, avec la publication de « La bicyclette bleue »  qu’elle rencontre un fulgurant succès populaire et se lance dans le cycle romanesque de dix ouvrages dont le dernier a été publié en 2007 chez Fayard.
Son roman, La bicyclette bleue, lui valut un nouveau procès puisque les héritiers de Margaret Mitchell, l’accusaient d’avoir emprunté des passages au livre « Autant en emporte le vent ». Réfutant le plagiat, le procès eut lieu et la justice lui donna raison.
          
Adapté pour la télévision en 2000, je garde un souvenir ému de ce téléfilm, puisque mon fils y apparaît dans une courte scène aux côtés de Laetitia Casta et de Jean-Claude Brialy.
               
        

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D'un ton très libre, voire libertin, ses romans sont souvent des plaidoyers féministes défendant le droit des femmes à s'assumer seules, jusque et y compris dans leur sexualité, qui peut être le lesbianisme.
 
Présidente de la Société des gens de lettres, elle fut également membre du jury du prix Fémina dont elle a démissionné en solidarité avec Madeleine Chapsal suite à son exclusion. Celle-ci s’était en effet ouvertement indignée du fait que les jurys de prix littéraires récompensaient des livres plus en fonction de l’éditeur ou d’amitiés avec l’auteur, que pour le contenu du livre, et spécialement à propos du jury Femina, qui privilégierait trop l’éditeur Gallimard.

Mariée au dessinateur du Nouvel Observateur, Wiaz, elle a tenu une chronique au journal L’humanité pendant de nombreuses années.       
       


   


Son écriture:

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Une écriture "tranchante" au stylo à encre bleue, dans cette dédicace qui prend possession de la page avec beaucoup de liberté et un sens affirmé de la "conquête".
 
L'angle est très présent dans ce graphisme qui avance avec fermeté dans une inclinaison pressée. On perçoit facilement la vitesse du graphisme dans le déroulement du geste et les formes simplifiées. Femme pressée, active, voire tentée par une forme d'activisme, l'auteure file vers de nouvelles aventures sans s'accrocher au passé.
 
Les prolongements hauts et bas de l'écriture dans les hampes et dans les jambages l'engagent à se surpasser pour se démarquer du banal et affirmer davantage son individualité.
 
Démonstrative, elle peut céder à une forme d'exaltation des sentiments et des pensées qui rendent sa personnalité "haute en couleurs" et sans concessions.
 
Idéaliste, sans aucun doute, l'ardeur qui l'anime trouve sans doute son origine dans la sensation qu'elle dispose de temps et d'options sans limites que l'épreuve de la réalité ne semble pas avoir entamée.


 
 
 




 

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