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  • : Ecritures à la loupe
  • : Présenter des écritures manuscrites d'écrivains célèbres avec une étude graphologique, des comptines pour enfants, l'un de mes romans et beaucoup de mes coups de coeur, voilà l'objectif de ce blog. J'espère que vous vous y sentirez également chez vous...
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Mes romans

histoire

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 23:00

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Crédit photo Bettina

 

IV

 

Je m'y étais prise à l'avance. J'avais même préparé la veille grâce à Mappy, l'itinéraire le plus pratique pour rejoindre la Seine et Oise depuis mon domicile et fait le plein d'essence sans plomb 95.

J'avais résisté à l'envie de m'arrêter à mon café favori pour prendre un petit noir serré au comptoir et griller une clope.

J'avais flirté en permanence avec les cinq kilomètres heure au-dessus des limitations de vitesse sans me faire flasher.

J'avais réussi à me garer à deux pas du commissariat sur un emplacement qui venait miraculeusement de se libérer et pourtant... J'avais un quart d'heure de retard, j'avais oublié ma loupe dans mon bureau et j'avais curieusement très faim.


 Magnanime et efficace, Guedj se mit en chasse et finit par ramener à la surface de je ne sais quel bureau une loupe au manche de bois poli et déverni par de nombreuses manipulations. Il m'avait remis la lettre de Morgan et prêté son bureau pour que je puisse y travailler dans de bonnes conditions. La triste réalité était que le volume sonore dépassait l'entendement au sens littéral du terme. Comment pouvait-on bosser dans un tel vacarme ? Pensai-je, en me promettant d'ajouter à la liste de mes achats futurs des boules Kiès.


 Je ne m'attendais pas à grand chose de particulier en entreprenant mon observation, l'expérience m'ayant appris à garder de la distance par rapport aux écritures et à me laisser interpeller par elles sans l'ombre d'un a priori. Mais là, j'eus quand même un choc.

  

 

 La maladresse, la surabondance de signes enfantins donnaient à cette écriture le faciès d'un écrit d'une gamine de CM2 et encore d'une gamine de CM2 à problèmes...


 Dans le dossier fourni par les parents et complété par quelques documents scolaires confiés par la tante, je pris quelques cartes postales écrites par Morgan pendant ses vacances un an plus tôt et des cahiers de classes assez récents. Mon travail de comparaison pouvait commencer.


  S'il était graphologiquement facile de comprendre pourquoi les parents de Morgan s'étaient refusés à reconnaître dans cette lettre l'écriture de leur fille, je mis beaucoup de temps à démontrer preuves à l'appui que cette écriture était pourtant bien la sienne. Ils avaient le droit de comprendre dans les détails les plus infimes que le doute n'existait pas. Je venais de rédiger ma conclusion, lorsque Guedj entra dans son bureau.

     à suivre........

 

 

*BLOG-NOTES est un manuscrit déposé, ayant reçu un numéro d'ISBN mais non encore corrigé et édité. Les amis bloggeurs qui auront le courage et la ténacité de lire ce petit suspense jusqu'au bout seront nommément cités sur le livre en dédicace.

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 23:00
 

 

 

 

 

à J.P

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fais-moi encore rêver

 

 

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 23:00

Lorsque la simplicité s'allie à l'imagination et à l'humour

Cela donne une petite vidéo

hyper sympa

 

 

 

Bonne journée à tous et à toutes 

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 23:00

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Crédit photo Bettina

 

III

 

Sans bien se rendre compte de ce qu'il faisait, il ramassa à la hâte les vêtements et se précipita vers sa péniche à la recherche de ses lunettes, nourrissant secrètement l'espoir de s'être trompé.

Quelques instants plus tard, il comprit que ses yeux usés par des années de bons et loyaux services à la batellerie ne l'avaient point trahi. Parfaitement secoué, son premier réflexe fut de parcourir les quais à la quête d'une silhouette d'adolescente, décidé à la raisonner, la faire renoncer, voire utiliser la force pour la sauver.

 Après avoir arpenté une bonne demi-heure de long en large la berge, il se résolut à jeter de brefs coups d'oeil dans l'eau verdâtre de la Seine en souhaitant de tout son coeur n'y voir flotter aucun corps.


 Tous ses efforts furent vains et c'est transpirant, à bout de souffle et terriblement inquiet, qu'il avait regagné sa péniche et appelé la gendarmerie.


 Les gendarmes alertés s'étaient alors rendus sur les lieux et l'avaient longuement interrogé. Quelques heures plus tard une équipe de plongeurs spécialisés appelée en renfort avait fini par découvrir un corps flottant entre deux eaux à quelques encablures de l'endroit qu'il avait lui-même exploré.


 Parmi les vêtements que le père Matthieu leur remit, ils trouvèrent dans la poche intérieure d'une veste en jean une carte d'identité et l'enquête confirma rapidement et  sans l'ombre d'un doute que le corps était celui d'une jeune fille de seize ans, prénommée Morgane, élève de seconde au lycée professionnel Simone Weil, hébergée par une tante domiciliée à Conflans, le père et la mère de Morgane perdus dans les méandres d'un divorce et en perpétuel changement d'adresses ayant préféré confier momentanément leur fille à cette parente pour " calmer le jeu ".


 Aucune trace de violence n'ayant été relevée, l'autopsie effectuée quelques jours plus tard conclut à une mort par noyade suite à l'absorption d'une forte dose de barbituriques.

 Si le commissaire Guedj, ne doutait nullement de l'origine du décès et de son caractère non criminel, il n'avait pu dans un premier temps clore le dossier, les deux parents s'étant pour une fois exprimés en accord parfait pour contester l'authenticité de la lettre retrouvée par le père Matthieu.


 Ce contretemps exaspérait le commissaire Guedj.

 

Tant d'affaires non résolues et hautement plus délicates réclamaient son attention. Mais les parents avaient été formels et Guedj ne pouvait mettre sur le compte du chagrin leur comportement. Après avoir hésité à demander l'avis d'un expert, il s'était résolu, plus par sympathie pour le couple que par conviction profonde à faire appel à la graphologue rencontrée lors de son enquête sur la disparition des frères de Bradler, afin d'authentifier le document. Un rendez-vous était fixé en début d'après-midi. Dès ce soir, au plus tard demain matin, l'affaire si tant est que ce terme pouvait s'appliquer à un suicide, serait définitivement classée.


 Il regarda une dernière fois la silhouette massive de la péniche, " un ancien porteur de canal " lui avait précisé non sans fierté le père Matthieu  et décida qu'il était temps d'aller manger un sandwich dans l'un des nombreux cafés en bord de Seine, sur le chemin de son commissariat.

     à suivre........

 

 

*BLOG-NOTES est un manuscrit déposé, ayant reçu un numéro d'ISBN mais non encore corrigé et édité. Les amis bloggeurs qui auront le courage et la ténacité de lire ce petit suspense jusqu'au bout seront nommément cités sur le livre en dédicace.

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 23:00

 

J'ai essayé de faire comme lui........

 

 

 

 

 

Inutile de vous préciser que le résultat fut minable.... 

 

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 23:00

 

Après vous avoir présenté hier le Phaéton, voici l'oiseau emblématique des Seychelles:

La Gygis

 

 

 

 

 

La gygis blanche a failli disparaître de l'archipel des Seychelles, mais on la trouve maintenant en abondance dans l'île de Cousin.

Oiseau gracieux aux ailes translucides et au bec bleu qui vit en couple toute son existence, elle a la particularité de déposer ses oeufs entre deux branches d'un arbre sans faire de nid....

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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 23:00

"Pensée du Jour"

 

 

 

 

 

 Pour découvrir mon message, veuillez tout simplement cliquer sur le lien suivant et mettre le son:

ANIMATION 

 

BONNE JOURNEE!

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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 23:00

 

Connaissez-vous, ces zoisos la?

Tout d'abord le Phaéton:

 

 

 

 

Une mère reconnaissable à son plumage blanc

et son petit (plus gros qu'elle!)

 

 

 

 

 

Nourriture bec à bec

 

 

 

 

Voici pourquoi le Phaéton est appelé communément le "Paille en queue"

 

Demain, la gyris....

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 23:00

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Crédit photo Bettina

 

III

 

 Le commissaire Jules Guedj souffrait plus pour l'instant des nouvelles dispositions prises dans sa circonscription pour développer la police de proximité qu'il ne s'en réjouissait. Un manque de coordination, mais essentiellement le manque de formation des nouveaux adjoints de sécurité provoquaient de multiples petits problèmes.

 

 Son collègue de Mantes en faisait chaque jour l'expérience avec la population du Val Fourré. Ce quartier désigné haut et fort comme zone de non-droit et comme l'un des vingt quartiers les plus criminogènes de France par Nicolas Sarkozy quelques jours auparavant donnait certes du fil à retordre mais peut-être pas autant que cette nouvelle publicité le laissait supposer.


 Il avait accueilli sa récente nomination en tant que Commissaire principal à Conflans Sainte Honorine avec sérénité et même une certaine satisfaction.  Titulaire d'une maîtrise de Droit et diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure de Police, Jules Guedj était un homme  de 38 ans, brillant, motivé et discret à la fois. Ses origines juives, son visage d'ascète, sa capacité à créer de l'empathie dans ses rapports avec les autres lui avaient valu dans son précédent poste le sobriquet de " Le Grand Pardon ". Ici on l'appelait "Principal", ce qui lui seyait beaucoup mieux.


 Sa ballade quotidienne le long des rives de la Seine lui permettait d'échapper au brouhaha incessant de son commissariat. Les péniches bichonnées avec amour par quelques mariniers à la retraite éclataient de couleurs en ce jeudi du mois de mai. Toute la nature s'était accordée à ce festival de tons crus et complémentaires. L'arc-en-ciel du printemps avait élu domicile à Conflans.


" Plus question de larguer les amarres pour ces amoureux de la liberté " pensait Guedj en laissant son regard flotter sur le pont des péniches immobiles. Depuis une vingtaine d'années, la batellerie était réduite à une inactivité quasi forcée. Les canaux mal entretenus et la concurrence féroce du transport par la route avaient réduit la plupart de ces anciens paysans du Nord de la France à contempler toujours et toujours la même rive. Il lui paraissait que dans un siècle où on ne parlait que d'écologie, la lente disparition de ce métier était un anachronisme lamentable.


 Il s'approcha de la péniche du père Matthieu qui semblait momentanément déserte et se souvint de sa première entrevue avec cet homme qui était entré quelques jours plus tôt dans son bureau, la mine bouleversée, vêtu d'une salopette bleue, un brin trop étroite pour contenir son quintal.

 

 L'homme lui avait relaté, l'émotion faisant encore trembler sa voix, comment au petit jour, alors qu'il quittait les gravellènes pour sa promenade quotidienne sur le plat-bord de son bateau, il avait remarqué sur la berge  en aval un petit tas de linge posé à même le sol. Après avoir mis à l'abri la tasse de café noir brûlant qu'il tenait à la main dans la cambuse, il avait alors emprunté l'échelle de bardaille pour  " aller y voir de plus près ".


 Il avait trouvé des vêtements féminins soigneusement pliés, simplement soustraits à un éventuel coup de vent par une pierre semblable à celles qui jonchent par endroits l'ancien chemin de halage. " Sans doute, une femme de marinier qui aura oublié son linge séché, la veille à cet endroit " avait-il pensé naïvement. Mais le père Matthieu, homme curieux et précis, ne pouvait se satisfaire de cette banale constatation. Il voulut en savoir plus, défit la pile de vêtements et découvrit entre un petit pull-over rose et un jean, une enveloppe non cachetée.


N'ayant pas pensé à emporter sur lui ses lunettes, il peina quelques instants à lire ce qui était pourtant une grande écriture. Au fur et à mesure que ses yeux de presbyte accommodaient tant bien que mal le graphisme des lettres, il sentit son sang se glacer et sa gorge se nouer. Le contenu brutal de la missive révélait l'intention d'une jeune fille d'en finir avec l'existence.

                                                                                            à suivre........

 

*BLOG-NOTES est un manuscrit déposé, ayant reçu un numéro d'ISBN mais non encore corrigé et édité. Les amis bloggeurs qui auront le courage et la ténacité de lire ce petit suspense jusqu'au bout seront nommément cités sur le livre en dédicace.

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 23:00

Puisque les animations de Jacquie Lawson ont recueilli vos suffrages, j'ai mis son talent au service d'une petite réflexion personnelle...

 

 

 

 

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BONNE JOURNEE!

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