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Présentation

  • : Ecritures à la loupe
  • : Présenter des écritures manuscrites d'écrivains célèbres avec une étude graphologique, des comptines pour enfants, l'un de mes romans et beaucoup de mes coups de coeur, voilà l'objectif de ce blog. J'espère que vous vous y sentirez également chez vous...
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Mes romans

histoire

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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 23:00


Hervé BAZIN


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Né dans le cadre étouffant de la bourgeoisie angevine du début du XXème siècle, enfant, il se heurte à sa mère, sèche et autoritaire. Pour rester en paix dans son milieu familial, Hervé BAZIN satisfait  à l'exigence de ses parents en commençant des études de droit.

Mais rapidement,  Il multiplie  les fugues, et refuse de passer ses examens. Pour mater ce révolté permanent, qui étudie en cachette la botanique, ses parents l'obligent à préparer Saint Cyr : au bout de six mois, il s'enfuit.

Sur la route qui le conduit à Paris, au volant de la voiture de son père, un terrible accident le rend amnésique et le condamne à un long séjour dans une maison de santé. À sa sortie, Hervé Bazin mène une existence brouillonne et, souvent, misérable.


Durant quatorze ans, il est tour à tour marchand ambulant, garçon d'ascenseur, ferrailleur et même batteur de tapis. Il fonde en 1946 une éphémère revue poétique, La Coquille, et, dans l'angoisse d'être un raté, dans les souffrances d'un divorce et de liaisons malheureuses, il écrit des poèmes et des romans jamais publiés. En 1947, le prix Apollinaire qu'il reçoit pour son recueil de vers, "Jours", brise cet anonymat, mais c'est avec son premier roman, "Vipère au poing" en 1948, qu'il atteint une véritable notoriété artistique. Ce fut la grande révélation de l'année bien qu' il manqua de peu le Goncourt.

 Son talent est confirmé dès l'année suivante avec un deuxième roman, La tête contre les murs qui sera adapté à l'écran par Georges Franju en 1958, avec Pierre Brasseur, Paul Meurisse, Jean-Pierre Mocky, Anouk Aimée



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Lui, qui ne reçut pas le prix Goncourt,  est membre en 1950 de l'Académie Goncourt, puis président en 1972.

Romancier d'abord révolté contre sa famille, Bazin est devenu peu à peu le peintre des moeurs modernes. Ses observations minutieuses et son écriture incisive font de lui un écrivain "naturaliste", en quête perpétuelle de fraternité à l'image de son engagement, depuis 1949, dans le mouvement "mondialiste" qui lutte pour l'amélioration du sort des opprimés et des déshérités.

Dans une émission de radio, Bazin fit la confidence suivante : « J'aimais bien mon père, je ne l'estimais pas. C'était l'inverse en ce qui concerne ma mère : j'estimais son caractère, sa force, mais je ne l'aimais pas. » « Les enfants privés d'amour, ajoutait-il, se détestent, ne s' aiment pas. Parce que quand on n' est pas aimé, on croit qu' on n'est pas aimable. »

Cette force dans l' affirmation d'une jeune révolte est peut-être le secret de l'amour que lui portent des légions de lecteurs de par le monde. Identification assurée, pouvoir de persuasion dans le récit, style coup de fouet. L' équivalent, au fond, dûment pensé, écrit, de ce souvenir d'enfance, entre autres, qui de son propre aveu le marqua à jamais. Il a onze ans quand sur un quai de gare, sa mère, retour de Shanghai débarque en lui flanquant une magistrale paire de claques.

De ce souvenir Hervé BAZIN créa un personnage, celui de Folcoche. Comme Balzac en créa beaucoup, du Père Goriot à la Cousine Bette. Bien rares sont les écrivains qui peuvent se targuer de cela.

La grande Colette, au jury Goncourt lors de la discussion autour de « Vipère au poing » s' exclama : « La fille de Sido ne peut pas donner sa voix au fils de Folcoche. »

 Autant dire que les écrivains détestés dans leur enfance ne sont pas aimés par ceux qui le furent. 



L'écriture d' Hervé BAZIN  


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Cette écriture simple au bic bleu, verticale, claire, lisible en dépit d'un contenu qui reste assez énigmatique, pourrait passer pour relativement banale, si l'on n'était attiré par plusieurs points majeurs:

Le graphisme relativement scolaire, aux formes plutôt rondes et agréablement "féminines" s'orne parfois de formes scripturales esthétiques comme les "d" minuscules dits en forme "lyrique" le "E" de Emma en epsilon, le "q" minuscule en "phi"  et le "Z" de la signature particulièrement stylisé.

Recherche d'esthétisme, mais aussi de qualité et cela sans emphase, le plus discrètement du monde.

La succession de légers étirements suivis de rétrécissements entre la base des lettres (voir le mot "hommage" en particulier la liaison entre le premier "m" et le second, puis celui-ci avec le  "a" suivant), l'alternance entre des "m" effectués en arcade et d'autres en guirlande  renseignent sur l'alternance de mouvements d'attirance et de retrait dans la communication, dans le contact avec les autres. 

Mais ce qui attire immédiatement l'attention du graphologue, c'est l'espace régulier entre les mots apparaissant de facon verticale sur les trois lignes du texte commençant par "cette" et finissant par le mot "carrière".

Ce blanc entre les mots formant deux cheminées propices à laisser surgir l'inconscient. Blanc que l'on retrouve également présent dans l'écriture du prénom Emma et le nom Delache.

Mais blanc cadré par l'écriture verticale, freiné et domestiqué par les combinaisons de liaison comme dans la liaison du "o" avec le  "r" du mot "normal".

Bazin garde le cap, maîtrise et utilise son inconscient ce qui lui permet de reprocher en tant qu'auteur à son héros Arthur Gérane qui alterne internements et incarcérations, de se livrer à des enfermements en acte  mais aussi psychologiques:

Le héros a beau fuir à travers champs, il demeure captif de lui-même : Les murs sont avant tout tes murs. Ils peuvent reculer devant tes pas, mais ta liberté même reste une enceinte si tu ne sors pas de toi-même, lui souffle la bouche rouillée des serrures de sa chambre de détention.

"La Tête contre les murs" n'est autre que la banale histoire d'un infirme de la liberté, écrite par un amoureux de cette même liberté.



 Deux citations d'Hervé BAZIN: 

 Moyen: le pire de ce qui est bon ; le meilleur de ce qui est mauvais Un euphémisme pour médiocre

Aimer:  Voilà bien le seul verbe qui, en tout lieu, en en tout temps, du plus mauvais sujet fasse un bon complément

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 23:00

 

 

Blog-notes*

 

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Crédit photo Bettina

 PS: Il suffit de cliquer en tête de la page d'accueil sur "Romans" pour accéder aux précédents chapitres 

 

VII


- Là, aidez-moi à m'asseoir là, intima le Père Matthieu en désignant de sa main libre un fauteuil recouvert d'une grande couverture de laine rouge.


- Vous n'avez qu'à vous installer dans l'autre fauteuil et le rapprocher du mien. Je suis pas sourd, mais le toubib prétend que j'ai l'ouie qui baisse. Il m'a fait une ordonnance pour me faire appareiller. Non mais, de quoi il se mêle ce blanc-bec ? Vous me voyez, moi, avec un truc en plastique rose dans l'oreille qui se met à grésiller et à siffler les trois quarts du temps ?  Pourquoi pas une plume de paon dans la raie des fesses ?

 
Delage trouva l'image cocasse et dut chasser la vision fugitive d'un père Matthieu transformé en danseuse du Casino de Paris pour reprendre son sérieux.


- Bon, venons-en aux faits. Qu'avez-vous de si important à me montrer ?


- J'vous ai vu reluquer mes bouquins en entrant. Jolie collection, pas vrai ? Amassée au fil du courant de mes navigations, dans toutes les foires que le long cheminement de cette péniche m'a permis en plus de quarante ans de visiter. Ben justement c'est dedans. Comme cela, vous vous ferez doublement plaisir, ajouta le vieil homme, en plissant malicieusement les yeux.


Delage compta mentalement les dos reliés de la bibliothèque. Plus de quarante titres. Vertigineux ! Avec des cartonnages d'une rareté exceptionnelle. Une fortune rangée sur des étagères rustiques.

De quoi rendre fou et transformer en monte en l'air le moindre collectionneur amateur vaguement éclairé.


Or Delage était plus qu'un amateur éclairé. Sa passion pour les livres de Jules Verne remontait à son adolescence, à l'époque où ses parents, faute de moyens financiers, le confiaient pour les vacances d'été à un oncle célibataire, ancien combattant de la Grande Guerre, amputé, misanthrope, habitant un coin paumé dans le Limousin.

Le grincheux, n'ayant pour seule passion que la compagnie des livres, s'était constitué au fil des ans une abondante bibliothèque, aux titres, auteurs et thèmes  variés.

Si la compagnie de l'oncle taciturne et l'isolement de la demeure, nichée au creux de la vallée de la Maulde,  transformaient en cauchemar chaque " déportation " estivale, la fréquentation assidue de sa bibliothèque était venue au fil des années, panser le sentiment d'abandon et de solitude dans lequel Delage, jeune homme, s'abîmait désespérément.

Délaissant, au grand dam de son oncle, la collection complète des oeuvres de George Sand, il avait lu et relu au cours de ces longs étés ponctués d'orages effrayants, les Voyages Extraordinaires, était devenu John Hatteras pour atteindre  le pôle nord, avait fait le tour du système solaire avec Hector Servadac et partagé entre la Géorgie et Pékin, le voyage mouvementé de  Bombarnac.

 
Ayant, bien des années plus tard, hérité d'une partie de la collection, son admiration pour Jules Verne, s'était enrichie d'un dévotion sincère pour les cartonnages de l'éditeur Hetzel.

Il n'avait de cesse dès lors, de compléter les ouvrages de l'oncle par de nouvelles acquisitions où la qualité de la reliure l'emportait parfois sur l'attrait de l'histoire. Les ouvrages multicolores éveillaient sa concupiscence.


- Ben, on ne vous entend plus ! se gaussa le père Matthieu


- J'admire, se contenta de répondre Delage


- Allez, fiston, c'est dans le volume rouge, le premier à droite sur l'étagère du haut. C'était celui que préférait ma femme, soupira le marinier


Delage se leva et sortit avec précaution le livre désigné. Il reconnut sans peine, une édition au portrait imprimé avec un bandeau noir au premier plat, peu courante, mais en parfait état de Mistress Branican.


- Superbe, vraiment superbe, murmura-t-il en effleurant du bout des doigts la reliure de Lenègre.


- Ouais, pas vilain, concéda le Père Matthieu


- Ya un papier dedans, c'est cela que je voulais montrer à votre commissaire


Le flic ouvrit l'album et s'attarda quelques instants sur une gravure de Bennett exempte de toute trace de rousseur.


Une feuille à petits carreaux était soigneusement pliée au dos de la page de garde. Il rangea à regrets le livre à son emplacement initial, et sans prendre la peine de se rasseoir, se mit à déchiffrer le contenu de la lettre.

 

 

 

 

 

                                                                            à suivre........

 

 

*BLOG-NOTES est un manuscrit déposé, ayant reçu un numéro d'ISBN mais non encore corrigé et édité. Les amis blogeurs qui auront le courage et la ténacité de lire ce petit suspense jusqu'au bout seront nommément cités sur le livre en dédicace.

 

 

 

 

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 23:00

Je voulais vous faire profiter

 des créations de Jacquie Lawson

 avant les fêtes de Noël

Voici l'une de ses dernières créations:

 

Cliquez ICI

pour la découvrir...

 

 

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 23:00

Noël

 

 

 

Mais qui  se cache dans le reflet?

 

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 23:00

NON... Claude n'est pas un immonde macho...

 

Bien que...

 

 

A vous de juger.........

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 23:00

Vous voulez des chats?

Claude vous en offre un...

 

 

Bien le bonjour de Claude VASSOU! 

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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 23:00

Léon a des visions

 

 

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Quand les dragons

Dansent en rond

Et font résonner leurs talons

Léon, le vieux lion

Plonge dans le lagon.

 

Léon, (Léo pour les intimes)

A des dons de mime.

Il imite sans façons

Les animaux de la création,

Tous sans exception,

Sauf les dragons.

 

Non, Léon n'est pas un poltron!

Il souffre d'une simple aversion:

Voir un dragon, lui donne des boutons...

Effet désastreux pour sa toison!

 

Léo, (léon pour les dragons)

A trouvé une solution:

Lorsqu'il entend les dragons

Danser sur leurs talons

Dans les oreilles, il se met des bouchons.

 

Alaligne

Appel à illustration, si le coeur vous en dit....

 

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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 23:00

 

 

ARC EN CHAT

 

 

 

Mon chat est un chat gris souris,

Quel problème!

La nuit tous les chats sont gris

Oui, mais gris perle!

Se voir, lui donne des idées noires.

Un jour, je l'ai surpris dans la cuisine

Se roulant dans la farine,

Mais il perdit tout son poil blanc

Au premier souffle du vent.

Mon chat se chasse le soir,

Il se tend des pièges et par désespoir

Vole du fromage, se cache dans le grenier.

Alors pour lui, j'ai tricoté

Avec des laines de toutes les couleurs

Un habit de fête en son honneur.

Mon chat peut enfin laper lait et miel

Mon chat est un chat arc-en-ciel!

Alaligne

Appel à illustration si le coeur vous en dit...

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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 23:00

 

 

Blog-notes*

 

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Crédit photo Bettina

 PS: Il suffit de cliquer en tête de la page d'accueil sur "Romans" pour accéder aux précédents chapitres 

 

VII


 

 

 

                                                                            à suivre........

 

 

*BLOG-NOTES est un manuscrit déposé, ayant reçu un numéro d'ISBN mais non encore corrigé et édité. Les amis blogeurs qui auront le courage et la ténacité de lire ce petit suspense jusqu'au bout seront nommément cités sur le livre en dédicace.

 

 

 

 

 

L'inspecteur vit une petite chaise pliante adossée à une table, la prit, l'ouvrit et la posa face au marinier. Une fois assis, il planta son regard dans l'iris bleu nuagé de presbytie du vieil homme, esquissa un léger sourire et d'une voix qui se rapprochait du murmure, réitéra sa question.


- Vous vouliez me montrer quelque chose ? Je suis là pour cela, Vous voulez me montrer quoi, père Mathieu ?


Le vieux dodelina de la tête, sembla hésiter, chercha du regard son paquet de cigarillos resté sur la table, re dodelina de la tête, puis marmonna :


- J'aurais préférer en parler au commissaire...


Delage, qui n'avait pas entièrement digéré l'hilarité passée du vieux, sentit une bouffée d'adrénaline lui parcourir le corps. La poussée de colère venait de balayer toute la sympathie que le père Matthieu lui inspirait.


- Bon, ça suffit maintenant ! Vous me dites immédiatement de quoi il s'agit. Je n'ai vraiment pas que cela à foutre. Vous parlez ou je me casse. A vous de choisir!


 La mise en garde et le ton sec de l'inspecteur eurent l'effet d'un électro-choc sur le père Matthieu qui mit fin à ses atermoiements, redressa le torse, affronta le regard glacial de Delage et tenta de se lever. Une grimace de douleur apparut sur son visage.


- Aidez-moi à me mettre debout et je vais vous montrer...


L'inspecteur quitta sa chaise, la replia et la rangea consciencieusement à l'endroit où il l'avait prise. Il revint vers le père Matthieu, glissa son bras gauche sous l'aisselle droite de celui-ci et d'une brusque traction arriva à le faire se redresser.


- Aïe, putain, vous n'y allez pas de main morte, gémit le marinier


- Vous vouliez vous lever, voilà c'est fait, décréta Delage en desserrant son étreinte


- Ouais, mais quand même fiston, faudrait apprendre à prendre soin des vieillards, j'pourrais être votre père et un père, ça se ménage.


Delage remercia mentalement le ciel de l'avoir pourvu d'un père encore vert et actif pour ses soixante dix printemps, un père qui consolait son récent veuvage en parcourant les quatre continents aux côtés d'une jeunette de quarante trois ans.

 
- Bon, on va où maintenant ?


- Dans mon logement, là derrière la porte. Y'a quelques marches à descendre. Va falloir que vous m'aidiez. J'ai dit m'aider, pas briser ce qui reste de ma vieille carcasse. Compris fiston ?


L'inspecteur serra les mâchoires afin de contenir la réplique cinglante qui venait de lui traverser l'esprit. Il souhaitait accélérer le mouvement et éviter de se coltiner les états d'âme et les humeurs du marinier. Il ouvrit la porte qui conduisait au logement, puis avec douceur mais fermeté guida le père Matthieu vers les marches, le tenant par le bras de peur qu'il ne fasse un faux pas.


 Une odeur de cire d'abeille pénétra ses narines, tandis que ses yeux tentaient de s'habituer à l'obscurité du lieu. La pièce paraissait vaste. Il en embrasa rapidement les principaux contours, mémorisa l'ameublement succinct mais de bon goût  et les battements de son coeur s'accélérèrent lorsqu'il repéra le long de la cloison qui lui faisait face, un long alignement de rangements en bois, sorte de bibliothèque bricolée présentant ostensiblement le dos parfaitement conservé d'une collection qu'il connaissait bien.

 

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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 23:00

Léon, le vieux lion, remercie ceux et celles

 qui lui ont donné une image

En particulier...

Aurore:

 

 

 

Michka:

 

 

 

 

 

Fred: 

 

 

 

 

Tiphaine:

 

 

 

 

 

ainsi que Guyl et Chuipala pour leur participation (voir les commentaires)

 

Il suffit de cliquer sur leurs noms pour accéder aux sites des généreux donateurs...

 

 

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