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  • : Ecritures à la loupe
  • : Présenter des écritures manuscrites d'écrivains célèbres avec une étude graphologique, des comptines pour enfants, l'un de mes romans et beaucoup de mes coups de coeur, voilà l'objectif de ce blog. J'espère que vous vous y sentirez également chez vous...
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Mes romans

histoire

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 18:40
Roman de gare


En cliquant sur ce titre énigmatique vous trouverez à quatre mains et deux voix une écriture simultanée.
Beaucoup d'entre vous sauront réattribuer à qui de droit...
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 11:02

Terre Diola, danses traditionnelles de Casamance



Mon premier séjour en Casamance remonte à... 23 ans. Le coup de coeur était déjà au rendez-vous. C'est l'une de mes rares destinations où le temps semble s'être arrêté. Dois-je pourtant m'en réjouir? Comment accepter que depuis vingt ans tant de maisons, cases, écoles n'aient toujours pas l'électricité, ni l'eau courante dans une partie du Sénégal où la nappe phréatique est abondante. Que penser de ces troupeaux de vaches errants sur des kilomètres de plage, laissés à l'abandon par des éleveurs qui ont vendu leurs pâturages à des promoteurs immobiliers et qui selon la coutume ont distribué l'argent de la vente à la famille (étendue) et se retrouvent aujourd'hui sans ressources avec un prix du sac de riz qui a connu une fois de plus une augmentation spectaculaire en 2008? De l'arnaque aux taxes pour la traversée de la Gambie, plus court chemin pour relier par route Dakar? Il y a tant à dire... mais je m'arrête et préfère vous laisser découvrir un aperçu des danses traditionnelles casamançaises via une vidéo dont je ne suis pas l'auteur et quelques photos, qui elles, sont de mon cru. Et si vous voulez également découvrir la musique de cette région, cliquez en bas de l'article sur le lecteur Deezer.

Beau voyage visuel et sonore!
















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Bonne journée!






Découvrez Kéba Kébé!
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 18:31




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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 16:47

  


Patricia Highsmith

   

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Patricia Highsmith (19 Janvier 1921 - 4 Février 1995) est un auteur américain connu pour ses thrillers psychologiques, qui ont été adaptés plus d'une douzaine de fois au cinéma. A titre d'exemple, Strangers on a Train, « L'inconnu du Nord-Express », est à l'origine de trois films dont le plus connu est celui d'Alfred Hitchcock en 1951. En plus de sa célèbre série sur le meurtrier Tom Ripley, elle a écrit de nombreuses histoires courtes, souvent macabres, satiriques ou teintées d'humour noir. Highsmith a su s'imposer comme un grand auteur, récompensé par deux Edgar Allan Poe Awards pour L'Inconnu du Nord-Express et Mr Ripley, qui reçoit également le Grand prix de littérature policière. Elle est nommée Chevalier des Arts et Lettres en 1990. La biographie que lui consacre François Rivière porte en titre sa vision de la vie : Un long et merveilleux suicide.


Essayons de la connaître un peu mieux :


Patricia Highsmith, de son vrai nom Mary Patricia Plangman est née dans les faubourgs de Fort Worth, Texas. Mary Highsmith, sa mère, divorce de son père cinq mois avant sa naissance. Elle est élevée en premier par sa grand-mère maternelle dans la ville de New York (une époque qu'elle décrira plus tard comme son «petit enfer»), puis  par sa mère et son beau-père, qui étaient tous les deux des créateurs publicitaires. La jeune Patricia entretient des relations intenses et compliquées avec sa mère et son beau-père, homme que bien des années plus tard elle essayera de gagner à sa cause dans les multiples confrontations qui l'opposaient à sa mère. Selon Patricia Highsmith, sa mère lui aurait avoué qu'elle avait tenté de se faire avorter en buvant de l'essence de térébenthine. Il semble qu'elle n'ait jamais résolu tout au long de sa vie cette relation amour-haine qu'elle a romancée dans sa nouvelle Le Terrapin, où un jeune garçon  poignarde sa mère à mort.


Sa grand-mère lui enseigne à lire à un âge précoce. Dès lors, elle se plonge avec délice dans l'immense bibliothèque de ses parents. À l'âge de huit ans, elle découvre le livre de Karl Menninger,  L'esprit humain, et est fascinée par les études de cas de patients atteints de troubles mentaux comme la pyromanie et la schizophrénie. En 1942 elle sort diplômée du Barnard College, où elle a étudié la composition de texte en anglais, la dramaturgie et de la nouvelle.  En dépit de grandes aptitudes en peinture et en sculpture, elle choisit l'écriture comme moyen d'expression. Elle arrête ses études à 21 ans et travaille d'abord dans la publicité, comme ses parents, puis devient scénariste de bandes dessinées. Sa première nouvelle, L'Héroïne, est publiée en 1944 dans la très élégante Harper's Review, à mi-chemin de Vogue et de Paris-Match.


Vivant à New York et au Mexique entre 1942 et 1948, elle écrit pour les éditeurs de bande dessinée, au rythme de deux histoires par jour pour la somme de 55 $ la semaine. Pour les éditions Nedor comics, elle écrit les histoires du sergent Bill King et participe à Black Terror.  Pour « Real Fact, Real Heroes et True Comics », bande dessinée de l'époque, elle brosse les portraits d'Einstein, Galilée, Barney Ross, Edward Rickenbacker, Oliver Cromwell, Sir Isaac Newton, David Livingstone et bien d'autres.  De 1943à 1945, elle travaille pour Fawcett Publications, et livre les scripts de personnages comme le Golden Arrow, Spy Smasher, Captain Midnight, Crisco et Jasper. Quand en 1955 elle rédige The Talented Mr. Ripley, l'un des personnages, Frederick Reddington, victime d'une escroquerie, est un artiste créateur de bande dessinée, ce qu'elle considère comme un pied de nez à l'ancienne carrière qu'elle vient d'abandonner.  


Suite à une suggestion de Truman Capote, elle réécrit son premier roman, Strangers on a Train, « L'inconnu du Nord-Express » dans le cercle très fermé du Yaddo writer's colony à Saratoga Springs.



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le Yaddo writer's colony




Le succès du livre est d'abord modeste lors de sa sortie en 1950, mais lorsque Hitchcock (ayant caché son identité pour ne payer les droits d'adaptation qu'une somme dérisoire)  l'adapte au cinéma en 1951, la carrière et la réputation de Patricia Highsmith sont littéralement catapultés en avant. Bientôt, elle devient connue et reconnue comme un écrivain aux romans dérangeants, pleins de mystères psychologiques, à l'humour grinçant, le tout servi par une prose étonnante. Elle développe dans la plus grande partie de son œuvre le fantasme selon lequel ceux qui nous entourent ont sous une façade de comportement parfaitement normal des problèmes psychologiques et des tendances meurtrières. Ne disait-elle pas elle-même : "N'importe qui peut assassiner. C'est une question de circonstances, cela n'a rien à voir avec le tempérament!. Quiconque. Même votre grand-mère ".


Elle aborde également le thème de l'homosexualité dans de nombreuses nouvelles et plus franchement dans The Price of salt ainsi que dans A summer idyll qui sera publié après sa disparition. Mais on retiendra surtout Carol, publié en 1953 sous le pseudonyme de Claire Morgan et qui tirera à environ un million d'exemplaires,  première histoire homosexuelle se terminant bien et flagrant plaidoyer en faveur des lesbiennes.


Les anti-héros de ses livres sont soit compromis moralement par le jeu des circonstances, soit délibérément asociaux.  Ce sont souvent de jeunes hommes émotionnellement instables, tuant sous le coup de la passion, ou plus simplement meurtriers afin de se sortir d'un mauvais pas, toujours aussi prompts à échapper à la justice qu'à se soumettre à la loi. La lecture des œuvres de Kafka, d'Henry James et de Dostoïevski joue un rôle significatif dans ses ouvrages. 


Le personnage récurrent de Tom Ripley, dandy bisexuel, amateur d'art et faussaire, criminel cynique mais attirant, est présent dans cinq de ses romans parus de 1955 à 1991. René Clément en 1956 dans Plein Soleil, offrira à Alain Delon l'occasion d'interpréter le personnage, repris en 1995 dans un film d'Anthony Minghella par Matt Damon. En 1977, c'est Wim Wenders qui adaptera Ripley's Game dans le film « L'ami américain ». Enfin en 2002, sous son titre original, Liliana Cavani le fera également en donnant à John Malkovich le rôle principal.



     





 


Quelques films tirés des oeuvres de Patricia Highsmith



                                         





La vie privée de Patricia Highsmith ressemble peu ou prou à celle de ses personnages (meurtre mis à part). Alcoolique, ne supportant guère une relation plus de quelques petites années, elle fut traitée par certains de ses proches de misanthrope et de femme cruelle. A la compagnie des humains, elle préfère de loin, celle des animaux, en particulier des chats. Ce qui la conduit à proférer ce genre de phrase : "Mon imagination fonctionne beaucoup mieux lorsque je n'ai pas à parler aux gens."

L'un de ses « amis »,  Otto Penzler aura cette phrase assassine : "Je n'ai jamais compris comment un être humain pouvait être aussi méchant. C'était une femme dure, cruelle, que l'on ne peut aimer et qui n'aime personne".  D'autres amis et connaissances ont été moins caustiques dans leurs critiques, comme Gary Fisketjon, qui publiera certains de ses romans : « Elle a été dure, très difficile ... mais elle avait son franc-parler, était « sèchement drôle », et l'on prenait beaucoup de plaisir en sa compagnie. "









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                  Otto Penzler   et   Gary Fisketjon





Elle ne s'est jamais mariée mais a multiplié les aventures avec les deux sexes. En 1949, elle vit quelques temps avec l'écrivain Marc Brandel, puis de 1959 à 1961 partage son existence avec Marijane Meaker qui racontera leur relation dans le livre A Romance of the 1950s.







Accusée d'antisémitisme après son franc soutien à la libération de la Palestine, cela ne l'a guère empêché d'avoir des amis juifs comme Arthur Koestler et d'admirer l'œuvre de Kafka et de Samuel Bellow. On l'accusa également de misogynie après la sortie de son recueil satirique de nouvelles, Little Tales of Misogynie. Fervente adepte des idéaux démocratique de son pays, elle reste critique face à la réalité de l'histoire des Etats-Unis du 20ième siècle et de sa politique étrangère en particulier.  En 1963, elle quitte l'Amérique et s'installe en Europe où elle restera jusqu'à la fin de sa vie. Elle se pose un temps en Cornouailles, puis en France dans les années 1970. L'écrivain - admirée par Graham Greene - se retire alors en Suisse dans une maison isolée proche de Locarno, dans le canton du Tessin au climat méditerranéen. Elle poursuit son œuvre, vivant toujours seule car elle ne supporte pas la moindre présence humaine quand elle écrit, fouille toujours plus profond les tourments de l'âme de ses êtres de fiction apparemment ordinaires, mais plus sûrement effroyables. Cette exploration l'intéresse bien plus que les intrigues criminelles. "Je n'ai aucun goût pour les romans de détection", rappelait celle qui jamais ne lut Conan Doyle ou Agatha Christie.

Patricia Highsmith s'éteint le 4 février 1995, à 74 ans, victime d'une leucémie.

La romancière, qui a publié 22 romans et 7 nouvelles a légué aux Archives littéraires suisses une collection de plus de 250 textes inédits ainsi qu'une fortune estimée à environ 3 millions de dollars à la Yaddo writer's colony où elle avait débuté sa carrière d'écrivain en 1951.







Son écriture :


 



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Démesure et contradiction?


En découvrant cette courte dédicace, j'ai eu le même choc que pour celle de James Ellroy.

Les auteurs "noirs" américains auraient-ils un goût particulier pour les feutres noirs épais et baveux?

Si Ellroy "équilibrait" son graphisme par l'emploi systématique des capitales d'imprimerie, Patricia Highsmith n'y recourt qu'en tout début de dédicace pour reprendre ensuite sa graphie habituelle, d'où le constat génant d'une inéquation entre la largeur du trait et la taille des lettres. Le prénom devient difficile à lire ainsi que le nom qui s'écrase en zone médiane après le "H" monumental.


En tout cas une écriture très différente de celle que j'ai trouvé dans le fonds des archives littéraires suisses:



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Sur ce cahier on est frappé par la fluidité de l'écriture, sa tendance au filiforme, la conduite du tracé souple à molle, la non-tenue de ligne sur justement du papier ligné et le non respect de la marge. Ecriture flottante, très en prise avec le "feeling", la quasi absence de contraintes, l'aspect général "bateau ivre".


Seule la liaison assez soutenue des lettres entre elles et le blanc inégal entre les mots assument la cohérence des mots et donc leur entité.


La dédicace de facture "écriture d'apparât" veut impressionner celui à qui elle est destinée. Patricia Highsmith y force le ton et sa nature.  Elle s'y montre plus ferme et décidée que sur le manuscrit. Encore fallait-il que la signature soit à l'égal du reste...  C'est là que l'écrasement de la zone médiane nous renvoie à l'écriture du manuscrit.


Alors, me direz-vous! misanthrope, cruelle, méchante?


La dominante d'oralité qui saute aux yeux sur le manuscrit montre une pleine capacité à vivre selon son bon plaisir sans se soucier un seul instant de ses partenaires, de ce qu'ils pensent ou ressentent... De là à conclure à de la préméditation dans ses actes, il n'en est nullement question.

Echapper à leur emprise, échapper aux us et coutumes, enfreindre la règle, vivre selon ses penchants quoiqu'il en coûte, naviguer en eaux profondes... alors là oui sans aucun doute...




Et pour ceux et celles qui comprennent l'anglais voici une interview où elle s'exprime sur la nature sexuelle de Ripley!




 








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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 11:57


Intermède vidéos

Pour commencer un petit clin d'oeil
 à mon ami Marcovaldo*,
grand amoureux des légos ;)





Le Syndrome du Creative Content
envoyé par Skeldron






et pour continuer... la période des voeux
n'étant pas terminée, en voici en musique:





Carte de Voeux 2009
envoyé par Nitoo2110








Passez une excellente journée!




* Le blog de Marcovaldo est protégé par un mot de passe
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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:10

  


Henri Troyat

   

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Romancier, historien et biographe français d'origine russe, Henri Troyat de son vrai nom Lev Aslanovitch Tarassov  (ou Levon Aslan Torossian en arménien)  est né le 1er novembre 1911 à Moscou.


Ses parents sont de riches commerçants d'origine arménienne installés dans la Russie tsariste.


La Révolution d'Octobre les contraint à tout abandonner. Après un long périple, ils s'installent à Paris, en 1920. Le petit Lev a alors 9 ans. Grâce aux leçons de français - reçues du temps de l'opulence auprès d'une gouvernante suisse - le jeune Tarassov entre au lycée Pasteur de Neuilly et passe ensuite une Licence en Droit à l'Université de Paris. En 1935, après avoir été naturalisé français, il intègre des emplois administratifs, devient rédacteur à la Préfecture de Seine, mais, parallèlement à sa profession officielle, il se consacre à l'écriture.


Le succès le guette très tôt.

A l'âge de 24 ans il reçoit le prix du jury populiste 1935 pour son premier roman Faux Jour. Sa connaissance et son amour de la littérature française, de Flaubert et de Zola en particulier, transparaissent dans ses premiers écrits ainsi que la nostalgie d'une Russie que les récits de ses parents et ses souvenirs d'enfance ne cesseront toute sa vie d'alimenter.


En 1938, âgé de 27 ans, son cinquième roman, l'Araigne, est couronné par le prix Goncourt.


Dès lors, au rythme d'environ un livre par an, Henri Troyat devenu un écrivain populaire entraîne ses lecteurs non seulement dans de grands cycles romanesques comme Que la terre durera (3 tomes, 1947-1950), Les semailles et les moissons (5 tomes, 1953-1958), La lumière des justes (5 tomes, 1959-1963), Les Eygletière (3 tomes, 1965-1967), Les héritiers de l'avenir (1968-1970) ou encore Le Moscovite (3 tomes, 1974 à 1975), mais également dans de magistrales biographies de personnalités russes telles que  Dostoïevski, Pouchkine, Tolstoï, Gogol, Catherine la Grande, Alexandre 1er, Ivan le Terrible et enfin Tchekhov, Tourgueniev, Gorki, Marina Tsvetaeva, Boris Pasternak et celles d'auteurs français comme Guy de Maupassant, Emile Zola, Gustave Flaubert, Paul Verlaine, Charles Baudelaire, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, etc.


Au total, il est l'auteur d'une centaine d'œuvres - une soixantaine de romans, une trentaine de biographies, deux pièces de théâtre ainsi que des essais et autres récits de voyage. Certaines de ses œuvres furent adaptées au cinéma.

 
        




     
                                                

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Élu membre de l'Académie française en mai 1959, Grand-Croix de la Légion d'honneur, Commandeur de l'ordre national du Mérite et Commandeur des Arts et des Lettres, son œuvre prolifique s'achève en 2006 par son dernier roman La traque.


Celui qui avait l'habitude d'écrire debout devant son pupitre, chose qu'il abandonna sur le tard, s'éteint à Paris dans la nuit du 2 au 3 mars 2007, à l'âge de 95 ans.


Dans une interview donnée à un journaliste du Loiret.com (il habitait alors la commune de Bromeilles) à la question : Ecrire, c'est aussi une solitude. Cela ne vous pèse pas ? Henri Troyat répondait :


« C'est une solitude que j'aime, de plus en plus, parce que dans ma vie, hélas, je suis maintenant solitaire. L'écriture me permet de penser à autre chose qu'à mes soucis personnels. Je m'évade. Au fond, il y a dans tout écrivain et surtout dans tout romancier l'enfant qui ressort, l'enfant qui a besoin de se raconter des histoires et d'en raconter aux autres. Je pense que pour être écrivain, il faut avoir une énorme somme de naïveté car il est nécessaire de croire à ses personnages. Il faut être un peu dévissé pour ça. »



Son écriture :


 



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Ambivalent? Vous avez dit ambivalent?


L'écriture d'Henri Troyat est à ce titre assez exemplaire: Le mouvement cabré avec des lettres souvent (mais pas toujours) inclinées à gauche coexiste (mais pas toujours) avec un étalement des mots sur l'horizontale. La courbe et la guirlande massivement présentes coexistent avec de brusques raidissements dans la liaison (regarder attentivement le mot "regard"). Les finales courtes, parfois à peine esquissées, coexistent avec de très longues, fines et acérées ( comparer la fin de "pour" et la fin de "par"). Les appuis de pression sont souvent distribués "au petit bonheur la chance".

La signature elle-même reproduit avec intensité ce "dialogue" (?) qui anime l'écriture. Pour coexister, c'est presque un modèle du genre...


Cher Monsieur Troyat, votre écriture me laisse à penser que vous deviez être une personne, pour ceux et celles qui ont "traversé" votre vie, fort déconcertante. Devait-on se fier à votre sens de la communication, votre goût des rencontres et des échanges lorsque l'on constate qu'il n'y a pas plus secret que vous sur tout ce qui vous touche de près? Devait-on partager vos emballements, vos élans de coeur lorsque l'on sait à quel point vous aviez des difficultés à ne pas tout centrer sur vous-même?

Devait-on se fier à l'apparente sérénité que votre visage arborait au-dessus de la table tandis que votre jambe sous la nappe tambourinait le plancher? Comment devait-on prendre ces compliments et ces encouragements, lorsque vous étiez en train de concocter une réplique bien sentie et cinglante? Comment anticiper la réaction qu'une phrase même anodine pouvait déclencher?


Ce qui est sûr et qu'ont dû constater ceux qui vous ont côtoyé au quotidien, c'est que votre détermination à suivre les objectifs que vous vous fixiez était inébranlable et que les "hésitations" que parfois (disons plutôt rarement) vous exprimiez ou ressentiez n'étaient que les frémissements d'une pensée toujours en éveil et non la marque d'un doute profond.


Cérébral et jouisseur à la fois, déroutant dans de nombreux comportements, votre écriture ne donne-t-elle pas à voir toute l'ambiguïté d'une  hypothétique "âme slave" qui se nourrirait du rire et des larmes en  de fulgurants instants, jouerait du romantisme et du rationnel pour mieux garder secrets ses sentiments?





 


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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 11:41



Avec son autorisation écrite,
 je partage avec vous la "critique" d'Amélie Nothomb
 sur "Le Calendrier de l'Avent"
et je vous souhaite une année 2009
 pleine de bonheur!






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Alaligne







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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 11:20


En attendant le soir du 24 décembre,
 juste pour mes fidèles lecteurs... ;)

 Cliquez sur l'image...




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Alaligne





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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 16:50








James Buchanan Brady né le 12 aôut 1856 et mort le 13 avril 1917, également connu sous le sobriquet de   "Diamond" Jim Brady, fut un financier, businessman richissime, un philanthrope mais surtout un gourmet doté d'un appétit hors pair.

Une histoire devenue légendaire l'associe à un plat appelé  "Filet de Sole de Marguery" qui était seulement servi dans un café parisien de l'époque, le Café Marguery. La recette du plat, qui contenait une sauce délicieuse était gardée jalousement secrète par le chef qui oeuvrait dans l'établissement. En ayant appris l'existence Brady décida qu'il lui fallait à tout prix connaître cette recette. Son ami Charles Rector propriétaire d'un restaurant envoya son fils à Paris pour la récupérer.

Le fils Rector pour arriver à ses fins, prit un faux nom, se fit employer à la plonge du Café Marguery et passa deux années complètes à aider aux cuisines avant d'avoir accès à la préparation des plats.
Enfin, le jeune homme apprit la fameuse recette du "filet de sole de Marguery".

De retour à New-York, il trouva Diamond Jim Brady sur la jetée du port où le bateau venait d'accoster. A peine, un pied sur le sol ferme, il entendit celui-ci lui demander d'une voix tonitruante: "Avez-vous rapporté la sauce avec vous?"

Il se trouve que sur le cahier manuscrit de recettes culinaires  de ma grand-mère, la fameuse recette "secrète" figure en bonne place... Alors pour les fêtes de Noël... laissez-moi vous l'offrir...





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Bon appétit!!



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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 17:30








En attendant Noël, vive la Saint Nicolas!












Bon Week-end à tous et toutes!


 

 

 

Alaligne







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