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Jeudi 27 novembre 2008

  


Enfin disponible chez Le Manuscrit!


   

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Je n'y croyais plus, mais à force de coups de téléphone, de mails, ce conte de Noël est enfin disponible avant décembre.


En voici la couverture.


Pour l'instant, on ne peut le commander qu'en allant directement sur le site des éditions Le Manuscrit: www.Manuscrit.com. Dans quelques mois, il sera disponible chez alapage, chapitre.com,  abebooks, etc.


Son prix hors frais d'envoi est de 17,90 euros.


Pour le trouver sur le site du Manuscrit, il faut aller dans la fonction "recherche" à gauche de la page d'accueil et taper mon nom "Dutigny".  le Comité de lecture semble l'avoir apprécié et m'a téléphoné pour me dire qu'il ferait l'objet d'une mise en avant sur leur site courant décembre. J'attends de le voir pour le croire ;))).

Ceux et celles qui le souhaitent seront tenus au courant.


Bonne journée à tous et toutes...


 

 

  Alaligne


Oups!! j'étais mauvaise langue, je viens de vérifier et le livre est en effet en page d'accueil du site "Le Manuscrit" sous "nouveauté"...Sorry



Par Alaligne - Publié dans : Romans - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 13 septembre 2007

 

 

 

Blog-notes*

 

 

 

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XX

                

 




Djamila n'avait ni l'envie ni le courage de l'affronter. Elle décida de laisser Delage user jusqu'à la corde la moquette, vida le fond refroidi de son bol de café et entreprit de ramasser une à une les miettes de croissants éparpillées sur le drap de lit. A ce compte, la tactique s'avéra payante. Fatigué de tourner en rond et en l'absence de nouveau sujet pouvant justifier sa colère, le commissaire vint la rejoindre sur le lit, l'air contrit.
                

- Je te demande de m'excuser. Je ne vais pas gâcher cette matinée. Mais avoue quand même ! Alors quoi ? Qu'est-ce qu'il me veut ce bon père Matthieu ?
 
 

Djamila lui répondit par un regard interrogateur afin de s'assurer qu'il ne bluffait pas et était disposé à l'écouter. Il comprit le message. 
 

- Vas-y, dis-moi... Je te promets de ne plus m'emporter. Enfin d'essayer.. Ajouta-t-il un vague sourire aux lèvres. 
 

- Quand tu as quitté sa chambre d'hôpital, hier, nous avons un peu discuté et à un moment, il m'a demandé de récupérer un papier dans sa veste. Tu avais raison Hervé... Il avait bien gardé un autre document appartenant à Morgane. 
                

Le commissaire leva les yeux au ciel avec un soupir d'agacement.   
                             

- Tu as promis Hervé ! Je peux continuer ?

 

Delage acquiesça en silence.
                      
  

- Je disais donc qu'il avait gardé un texte imprimé avec un poème, à la fois en souvenir de l'adolescente et par amour du poète. C'est du moins ce qu'il prétend. Mais voilà, j'ai vite découvert que ce document est une impression d'écran d'un blog et cela le père Matthieu ne pouvait le savoir. Hier soir, avant de te rejoindre pour dîner, je me suis connectée à la plate-forme depuis chez moi, pour en savoir un peu plus.  J'avais le nom en clair du pseudo sur le document. Première surprise, ce blog est supprimé depuis déjà trois semaines. J'ai alors fait une recherche en " cache " sous Google et là j'ai retrouvé la dernière mise à jour. Elle date du 5 juin exactement, soit deux jours après l'annonce dans la presse du suicide de Morgane. Tu ne trouves pas cela curieux ?   
                 

Le commissaire fit mine de s'intéresser, hocha la tête en signe d'encouragement avec une conviction pleine de retenue.
 

- Je n'ai pas pu remonter plus avant dans ma recherche, mais je pense que ce mec était en contact avec Morgane et tout ce que j'ai réussi à lire sur l'écran, n'est qu'une pure et simple incitation au suicide. On a un dingue qui passe son temps à piéger des ados pour les pousser à passer à l'acte. Il faut faire quelque chose Hervé ! 
                      

Djamila se tut, guettant un signe d'approbation de Delage.   
                          

- Oui et combien même, finit-il par répondre. S'il n'y a pas incitation au meurtre, de propos racistes ou un réseau pédophile derrière tout cela, que veux-tu que je fasse ? Tu as le droit de mettre quasiment n'importe quoi sur Internet, tu n'iras pas en taule pour autant.

 
- Mais Hervé, je n'ai eu accès qu'à un tout petit bout de ce blog. Il faudrait pouvoir remonter tout l'historique. Qui sait si ce type n'a pas plusieurs blogs sous des pseudos différents et des activités encore plus illicites ?
                       

- Pour le savoir, il faudrait que les parents déposent une plainte, ce qui veut dire leur en parler, raviver leur peine et peut-être leur donner de faux espoirs. Par ailleurs, Guedj devra être mis au courant et là cela risque d'être coton. Le dossier pour lui est clos, et je ne peux que lui donner raison. J'ai bien un ami qui travaille au Service d'investigations et de recherches de Versailles, mais de là à lui demander d'intervenir de son propre chef et sans soutien de la hiérarchie... 
                       

- Heu! Il me semble que Gerbault a un petit ami qui bosse lui au SRTJ de Rosny, la gendarmerie ce n'est pas mal non plus, on pourrait peut-être lui demander de faire une recherche ?  
                    

- La police plus la gendarmerie, tu n'y vas pas de main morte, s'esclaffa Delage... Sur une simple feuille de papier et tout cela pour les beaux yeux d'une fliquette qui est tombée amoureuse d'un vieux radoteur de marinier. Gerbault a un petit ami ? Putain, je ne peux pas le croire... Je l'aurais bien vue gouine celle-là!
                         

- Hervé, t'es parfois très con, tu sais ? 
                              

La jeune femme n'attendit pas la réponse de Delage, le renversa sur le lit et l'embrassa avec passion. Elle lui cloua les bras derrière la tête, l'enfourcha et écarta les jambes d'un geste brusque qui fit valser le plateau du petit déjeuner sur la moquette, briser une tasse dans la chute, renverser sur la pure laine le contenu du beurrier.
 

- Tu feras quelque chose pour coincer ce type ? Lui souffla-t-elle dans l'oreille entre deux baisers.
 

- Il va me falloir des arguments très convaincants, très, très convaincants, répondit-il en lui saisissant les hanches
  

            
                      

  

                                                                                            à suivre......

 

 

*BLOG-NOTES est un manuscrit déposé, ayant reçu un numéro d'ISBN mais non encore corrigé et édité. Les amis blogeurs qui auront le courage et la ténacité de lire ce petit suspense jusqu'au bout seront nommément cités sur le livre en dédicace.

  

 

 

 
- Publié dans : Romans - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 28 août 2007

 

 

 

Blog-notes*

 

 

 

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XX

                

 




 Delage se leva, ramassa sur le dossier d'une chaise son boxer-short à carreaux et l'enfila en se donnant un mal de chien pour prendre une pause sexy. La jeune femme pouffa de rire en l'observant s'empêtrer dans son exercice de Chippendale à rebours. Il en rajouta dans la pantomime, bomba le torse, fit saillir ses biceps, rentra le ventre et singeant la démarche d'Aldo Maccione se dirigea vers la cuisine en proférant crânement :
- Ridicule ? Peut-être, mais au moins j'aurais essayé !

Restée seule, Djamila remit un peu d'ordre dans ses cheveux emmêlés, récupéra la chemise du commissaire pour s'en couvrir et profita de ce moment de solitude pour détailler un peu mieux l'antre du célibataire. L'impression rapide de confort sévère ressentie la veille, se confirma par la découverte d'un mobilier simple, aux lignes épurées. L'absence de bibelots, de photos, le caractère fonctionnel de l'ameublement, les livres soigneusement classés par auteur dans une bibliothèque faite de simples étagères, l'ordre méticuleux à peine troublé par leurs ébats amoureux signaient la personnalité d'un être solitaire, doté d'un solide esprit pratique, sans doute un peu maniaque, laissant peu de place à l'improvisation et peut-être pensa-t-elle, au sentiment. Un seul détail clochait dans ce décor aseptisé : Un hideux réveil-matin trônant sur la table de nuit. " Il y a peut-être un espoir ? " Rectifia-t-elle en son for intérieur. 

Delage réapparut, tenant dans ses mains un grand plateau chromé sur lequel en dehors de deux grands bols de café fumant, une panetière débordant de croissants, de diverses viennoiseries et de tranches de pain grillé disputait la place à trois raviers de confiture, un carré de beurre et deux verres de jus d'orange.

- Madame est servie ! Désire-t-elle manger à table où préfère-t-elle que je dépose ce frugal en-cas sur le lit ?

- Sur le lit, répondit Djamila en souriant. Je suppose que la femme de ménage fera disparaître les miettes ?

- Si madame, m'autorise une remarque... Je me dois de préciser à Madame, qu'ici les miettes n'existent pas. On mange tout, devrait-on en crever ! Plaisanta Delage.

- Ce somptueux petit-déjeuner ne me semble guère improvisé, insinua la jeune femme. Tu étais donc bien sûr de toi, hier soir, lorsque après dîner, tu m'as invitée chez toi...

- Sûr ? Non, jamais. Décidé ? Oui, tout à fait. Et puis rassure-toi, j'ai suffisamment d'appétit pour avaler le double de cela.

- Cela se voit, dit-elle avec malice, en lui pinçant un début de bedaine au-dessus du nombril.

Ils mangèrent, burent, parlant et riant de tout et de rien, dans une complicité et une franchise qui ne cessaient de les surprendre tant leur relation avait évolué en peu de temps.
Soudain, Djamila reprit son sérieux, s'assit en tailleur devant Delage et le dévisagea d'une mine embarrassée.

- Hervé, excuse-moi, mais hier tout est allé très vite et...

- Et ? Questionna Delage, inquiet.

- Et... J'ai oublié de te parler d'une chose importante.

Le commissaire bloqua instinctivement sa respiration, un petit clignotant dans la tête affichant en lettres phosphorescentes : Danger.

- Voilà Hervé. En quittant l'hôpital, tu étais tellement en colère que je n'ai pas osé te parler. Et puis après, il s'est passé beaucoup de choses... Le retour au commissariat, le boulot, tes excuses, ton invitation surprise à dîner... et puis le reste... Enfin, je veux dire cette nuit. Mince, je suis nase... Je n'arrive pas à m'exprimer.

- Si, si... Pour l'instant, je te suis... Tu regrettes, c'est cela ? Tu penses que tu n'aurais pas dû accepter aussi vite ? Que je suis trop vieux pour toi ?

- Mais, où vas-tu chercher cela ? Répliqua-t-elle sincèrement étonnée. Ca n'a strictement rien à voir. Je suis assez grande pour assumer mes choix. Tu ne m'as pas forcée...

- Bon, alors c'est quoi ?

- Je voulais, enfin, j'aurais dû te parler du père Matthieu..

- Ha, non ! Vociféra Delage. Pas le père Matthieu ! 

Il s'était levé et arpentait la pièce à grandes enjambées.

- Pas le père Matthieu ! Je viens de passer une nuit merveilleuse avec une femme adorable et tout ce qu'elle trouve à me dire ce matin, c'est : J'aurais dû te parler du père Matthieu...
  

            
                      

  

                                                                                            à suivre......

 

 

*BLOG-NOTES est un manuscrit déposé, ayant reçu un numéro d'ISBN mais non encore corrigé et édité. Les amis blogeurs qui auront le courage et la ténacité de lire ce petit suspense jusqu'au bout seront nommément cités sur le livre en dédicace.

  

 

 

 
Par Alaligne - Publié dans : Romans - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 23 août 2007

 

 

 

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XX

                

 




Une odeur inhabituelle de jasmin flottait sur la taie d'oreiller. Delage ouvrit péniblement un oeil qui par réflexe scruta les aiguilles du réveil-matin années soixante qu'il avait déniché un jour de déprime au marché aux puces de saint Ouen. L'engin hideux le narguait en affichant dix heures. Son pouls s'accéléra et son estomac se noua. Il faillit jaillir du lit comme un pantin de sa boite lorsqu'une évidence lui traversa l'esprit. On était dimanche et il ne travaillait pas. 


Rasséréné, il bailla, s'étira avec volupté et son bras gauche rencontra un obstacle inattendu plutôt chaud et doux dans son lit. Djamila, nue et lovée sur elle-même, lui offrant le spectacle de son corps gracile reposant sans couverture sur le drap, dormait à ses côtés. Un sourire creusa deux rides profondes dans le visage du commissaire. Il se tourna et entreprit de détailler le dos menu, la courbure marquée des hanches, la courbe pleine des fesses, l'arc d'un mollet fraîchement épilé. Il se pencha en prenant des précautions pour ne pas la réveiller, huma les senteurs sucrées de son abondante chevelure tandis que sa main se posait sur une épaule zébrée par les rayons du jour filtrant des persiennes. 


" Ma main est faite pour toi, ma belle, sens-tu comme elle épouse tes formes à la perfection ? " Pensa-t-il à cet instant. Le verbe " épouser " qu'il venait de formuler mentalement lui gâcha une partie de son plaisir. C'était un terme qu'il avait depuis fort longtemps rayé de son vocabulaire. Pourquoi fallait-il donc qu'à chacune de ses rencontres féminines, ce verbe maudit affleure son esprit et vienne briser son sentiment de plénitude. Certes, il avait épousé, oui, une fois, très jeune, plus pour braver les recommandations du couple en rupture de bans de ses parents que par envie sincère d'une union durable. Ce mariage n'avait duré qu'un an. Un an d'engueulades et de brèves réconciliations lors d'étreintes sexuelles débridées et épuisantes. Le sexe avait permis le port d'un anneau au doigt pendant douze mois et le sexe avait relégué au rang de papier toilette un contrat de mariage signé sans conviction. Le divorce avait été rapide et facilité par l'absence de biens matériels à partager. 


Depuis, Delage évitait soigneusement de reprendre le chemin d'une mairie et s'accommodait de rencontres de plus en plus éphémères. Son travail, son mauvais caractère légendaire, ses horaires fantaisistes l'avaient jusqu'à présent aidé à tenir à l'écart d'un éventuel foyer les femmes qui parsemaient sa vie et partageaient son lit. Et lorsque le mot mariage était prononcé, il l'était unilatéralement et jamais par lui. Mais le fait était là, inexplicable et perturbant, dès qu'il venait de faire l'amour avec une femme qui lui plaisait vraiment, le verbe épouser traversait d'une façon ou d'une autre ses pensées. Il s'en voulut, referma la paume de sa main sur l'épaule de Djamila, embrassa doucement son omoplate et s'abîma dans la contemplation d'un grain de beauté niché au bas du dos. Est-ce le baiser ou la pression de sa main sur l'épaule ? Il la sentit bouger et sortir de son sommeil.


- Tu veux un café ? murmura-t-il à son oreille


La jeune femme remua les cils, s'étira à son tour et vint caresser la cheville de Delage du bout d'un pied. Puis elle se redressa sur ses coudes et bascula son corps contre le sien, un sourire épanoui aux lèvres.


- Tu veux un café ? Répéta-t-il après l'avoir embrassée sur le nez. Noir ou avec du lait ?


- Noir et fort, s'teuplait, avec des tartines beurrées, des croissants et... de la confiture de fraise... et... un jus d'orange... et...
     

- Holà ! S'esclaffa Delage, j'ai proposé un café, pas un brunch ! Pour les tartines, ça doit pouvoir se faire, mais pour le jus d'orange, il faut d'abord que je vérifie la date de péremption.
   

            
                      

  

                                                                                            à suivre......

 

 

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Par Alaligne - Publié dans : Romans - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 20 août 2007

 

 

 

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XIX

                

 




L'éclat brutal d'un nouvel éclair éclaira d'une lueur d'acier les yeux révulsés de son frère.

Une envie de vomir, une nécessité impérieuse de hurler sa colère et son désespoir, les battements d'un coeur prêt à jaillir hors de lui, se mêlaient et le menaient au bord de l'évanouissement.

Le couteau de chasse tomba sans bruit sur la moquette. Il porta la main à son font mais ne rencontra qu'une peau humide et glacée qui lui parut étrangère. Une flaque d'un sang épais et déjà visqueux dessinait une étrange forme géométrique au côté gauche de la poitrine. Il l'observa s'étendre, se déformer, s'insinuer dans les fibres molles de la chemise.

Le tonnerre retentit à nouveau, proche, chargé de menaces, de reproches tonitruants.
Il resta là, figé, immobile, hypnotisé par la liqueur brunâtre qui n'en finissait pas de se répandre et déjà mouillait la moquette.

C'est à peine s'il sentit le frôlement contre sa jambe et il ne réagit que lorsque l'animal entra dans son champ de vision pour venir flairer le sang.

Il décocha un coup de pied sec dans les côtes du chat qui détala aussitôt, sauta sur le bureau, renversa une boite de talc et lui fit enfin face en crachant.

Alors seulement, il remarqua l'écran allumé de l'ordinateur, s'en approcha et lut les premières phrases d'un échange sur une messagerie instantanée.

Le visage livide et le corps figé dans une raideur catatonique, il ne voyait plus autre chose que ses courtes lignes, les dernières d'un être encore vivant. Les larmes alors débordèrent et inondèrent sa face ramenant un peu de tiédeur et de sens de la réalité dans son esprit. Il s'assit et commença à décortiquer le contenu des quelques fichiers mémorisés, navigua sur les rares liens archivés.


" C'est donc à cela que tu passais ton temps... Il faut que je fasse disparaître tout ce bordel " pensa-t-il à la fois consterné et dégoûté.

Il supprima un blog compromettant, effaça le contenu du disque dur et éteignit l'ordinateur.

La violence de l'orage avait encore décuplé et une rafale de vent s'engouffra dans la pièce ajoutant au paysage chamboulé par la lutte fratricide, des feuilles et des morceaux de branches arrachés aux arbres avoisinants.

 Il devait faire vite.

Il jeta un dernier regard sur le corps inerte, ramassa le couteau qu'il emmaillota rustiquement dans les pages d'un journal qui traînait sur le futon.
 
Tout devait disparaître et pour cela, il n'y avait qu'une solution : tout devait brûler.
Il récupéra sur le bureau un trousseau de clés, s'approcha de la porte et tendit l'oreille pour tenter de déceler en dépit du fracas de l'orage une éventuelle présence humaine. Lorsqu'il se décida à ouvrir, le chat en profita pour s'échapper et s'enfuir dans le couloir plongé dans la pénombre.

Il lui fallait de l'essence, beaucoup d'essence, et il savait exactement où en trouver.
   

            
                      

  

                                                                                            à suivre......

 

 

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