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  • : Ecritures à la loupe
  • : Présenter des écritures manuscrites d'écrivains célèbres avec une étude graphologique, des comptines pour enfants, l'un de mes romans et beaucoup de mes coups de coeur, voilà l'objectif de ce blog. J'espère que vous vous y sentirez également chez vous...
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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 22:00

James Ellroy, le Pape du roman noir américain

 

 

 

 

James Ellroy, (de son vrai nom Lee Earle Ellroy) le Pape du Roman noir américain est né le 4 mars 1948 à El Monte près de Los Angeles.

Si j'ai en commun avec lui d'être née le même jour (mais pas la même année), et un goût prononcé pour le suspense (cf. mon roman La Signature) ce ne furent pas ces petites coïncidences qui me firent tomber raide d'admiration dès la lecture de son premier roman.

Avec Ellroy, tout est en démesure… Personnage hors du commun, hanté à vie par le meurtre non élucidé de sa mère en 1958, alors qu'il n'avait que dix ans, élevé sans contrainte par un père aimant, mais fort peu à cheval sur les principes et la discipline, il devint vite un petit voyou attiré par la drogue, les filles et l'alcool. Après le décès de son père, livré à lui-même, il vécut en marginal, voire en SDF, jusqu'en 1978 où sans préparation ni formation préalable, il rédige son premier roman Requiem Blues qui sera publié en 1981.

Si l'on décide qu'un auteur ressemble à son oeuvre, le style d'Ellroy empreint d'une inventivité verbale crue et acide, dépeignant avec rudesse les recoins sombres de la société américaine,  développant des mondes ambivalents, des personnages complexes aux moralités floues, des récits politiques et des vues sociologiques vitriolés, nous avons un tableau assez exhaustif de sa personnalité. 

Ses romans dressent en effet un catalogue complet des obsessions et des folies les plus dangereuses de notre époque. Flics intelligents et ambigus (Lloyd Hopkins, le sergent héros d'une trilogie, est lui-même obsédé par un meurtre qu'il a commis), tueurs psychopathes, maniaques, pervers, personnages poursuivis par des enfances désaxées ou des crimes atroces, ivres de vertu, de coke ou d'ambition, et en quête de rédemption, tels sont les héros de James Ellroy qui, livre après livre, explore avec pessimisme la pathologie moderne.

Et si l'on accepte  qu'une écriture manuscrite nous livre quelques clés de la personnalité  et des obsessions d'un auteur de roman noir, comment ne pas ressentir au vu de ce graphisme au feutre noir, pâteux, lourd, presque collant toute l'ambivalence d'un homme qui jongle dans sa signature avec des courbes très féminines, des formes fœtales, une dimension des lettres peu ordinaire et laisse exploser dans des traits acérés, dans le condensé de l'écriture, la force de pulsions masculines inouies ?

Quelle ambiguïté entre le " TO BRIGETTE " écrit en capitales d'imprimerie, comme pour ne pas donner à voir, ne laisser rien transparaître, et l'expressivité totalement libérée du paraphe !

Quelle force dans ce graphisme, quelle énergie vitale dans les quelques lignes de ce travailleur titanesque qui dans American tabloïd, nous laisse à croire qu'il a décortiqué tous les dossiers de la CIA et du FBI de la première à la dernière page !

La noirceur du trait et la tentation de l'extrême se conjuguent parfaitement et se font l'écho de la démesure, mais aussi de la vision poétique, froide et dangereuse qui l'habite.

L'auteur du  Dahlia noir, de White Jazz, de L.A. Confidential ou d' Un tueur sur la route est  donc bien tel que son écriture nous le montre : Gigantesque!

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commentaires

l'Oeil regardait cahin-caha 19/07/2007 23:21

Tiens... pour l'occasion:

cyril 18/07/2007 23:58

La chaîne de tv Arte a diffusé un doc sur James Ellroy, il y a quelques temps, c'était trés intéressant. L'auteur parlait évidemment du meurtre de sa mère, et faisait un rapprochement avec l'histoire du dalia noir. Il y a une parenté trés étroite entre son oeuvre et sa vie comme tu le remarques. Il faudrait que je lise American Tabloïd.. allez encore un bouquin à lire! Merci.. lolBises Cathy

laurence 18/07/2007 21:59

Merci pour ce bel article sur J.Ellroy et meric pour les articles sur la graphologie, qui est une bien belle science qui révèle la personnalité de ceux qui utilisent un stylo, même et surtout si ils pensent ne pas être découverts!

Baggins 18/07/2007 18:06

Le dalhia boir et L.A.Confidential deux romans qui ont donné de supers films ...Bisous Cath

Michka :0014::0010: 18/07/2007 17:43

...

marc 18/07/2007 10:41

Coucou Catie ;)le hasard est parfois étonnant j'ai emmené ma fille la semaine dernière sur Aix,elle a acheté le Dahlia noir bonne journée Catie et de gros bisousjaguar placide

chriscraft_ 17/07/2007 22:31

ah je le connais lui enfin ses bouquins mais je sais même pas à quel insecte il ressemblelolsalut à toi 

Muad' Dib 17/07/2007 21:23

Coucou Alaligne, je n'ai pas l'habitude de lire des romans policiers mais je crois qu'il va falloir que je m'y mette sérieusement ...Bises,

Emeraude 17/07/2007 15:33

Je n'ai encore jamais rien lu de Ellroy mais j'ai "le dahlia noir" qui dort dans ma bibliothèque...Ton article me donne vivement envie de m'y mettre, même si ça donne des frissons.En tout cas, bravo pour ton article qui respire la passion que tu as pour et l'auteur et l'analyse graphique!

chriscraft_ 01/12/2006 15:53

je connais je connais lol
je veux dire j'ai lu beaucoup de ses livres