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  • : Présenter des écritures manuscrites d'écrivains célèbres avec une étude graphologique, des comptines pour enfants, l'un de mes romans et beaucoup de mes coups de coeur, voilà l'objectif de ce blog. J'espère que vous vous y sentirez également chez vous...
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histoire

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 10:59



Patrick Cauvin


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Patrick Cauvin, de son vrai nom, Claude Klotz est né le 6 octobre 1932 à Marseille.  
De 1951 à 1954, il poursuit ses études à la Sorbonne, où il obtient une licence de philosophie, puis époque et âge obligent part en Algérie faire la guerre.
Rentré en France, marié et père en 1964, il enseigne le français au lycée technique de Bezons (Val-d'Oise).

Il publie en 1968 son premier livre, Les Classes (Christian Bourgois) sous son vrai pseudonyme. Passionné par la culture américaine (son père, dans sa jeunesse,  l'entraînait régulièrement au cinéma), fou des acteurs d'Hollywood aux cigarettes, il tient la chronique de cinéma , illustrée par le dessinateur Régis Franc, dans le magazine de bande dessinée "Pilote", publie des romans policiers, et écrit des pastiches de films d'épouvante ou d'action. En 1974, il apporte une histoire d’amour à son éditeur Jean-Claude Lattès. Ce dernier lui demande de changer de nom s’il espère vendre son roman L’amour aveugle. Il prend alors le pseudonyme de Patrick Cauvin.
Il pourra dire plus tard: 

«J’étais loin d’imaginer que Cauvin battrait Klotz, qu’il vendrait plus de livres, et que cette double identité […] continuerait à désarçonner les gens.»

S'enchaînent alors les succès littéraires, dont "Monsieur Papa", mais c'est sans doute avec "E=MC2, mon amour", une histoire d’amour entre deux jeunes adolescents surdoués, que Patrick Cauvin devient un auteur de best-sellers.

Aujourd'hui, après plus de soixante romans, dont certains furent adaptés au cinéma, il garde un public large et fidèle à ses romans.

Pour le connaître un peu mieux je vous livre dans la suite de cet article, ses réponses à l'équivalent d'un "Questionnaire de Proust", publiées par le journal L'express.


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Le bonheur parfait?
Un parc, l'été, le soleil qui se couche et un verre de vin blanc frais. Des oiseaux, des amis. J'oubliais la chaise longue...

A quel moment de votre vie avez-vous été le plus heureux?
J'ai 10 ans. Je joue au foot, je suis le plus mauvais de l'équipe. Dès la première minute, j'ai la balle, je shoote et je marque. Instant de gloire inoubliable...

Votre occupation préférée?
Le cinéma. On s'enfonce dans le fauteuil, les lumières baissent. Et en route pour le voyage...

Votre trait de caractère?
L'entêtement dans le travail.

Et votre principal défaut?
Je suis froussard...

La qualité que vous préférez, chez un homme?
J'aime les hommes qui ne la ramènent pas. Celui qui se tait est celui qui a le plus de choses à dire.

Et chez une femme?
Difficile de ne pas tomber amoureux d'une farceuse. L'humour, c'est l'intelligence.

Votre dernier fou rire?
Dans une soirée, une dame, avec un défaut de prononciation, chuintait. J'ai pu me contrôler jusqu'au dessert. Réfugié dans les toilettes, j'ai pété les plombs!

Et la dernière fois que vous avez pleuré?
A la mort d'un ami, Guy Vidal, l'ex-rédacteur en chef de Pilote. J'y pense chaque jour.

La figure historique que vous admirez le plus?
Pierre Mendès France, pour l'intransigeance de son honnêteté.

Votre héros de fiction préféré?
D'Artagnan. Même si j'ai du mal à lui pardonner son amour pour Mme Bonacieux, bien fade par rapport à la somptueuse Milady. Comment a-t-il pu préférer Pauline Carton à Ava Gardner?

Votre héros aujourd'hui?
Dans ma rue, un aveugle passe souvent. Il sifflote joyeusement. C'est le type que j'admire le plus.

Vos films cultes?
La Porte du paradis et Amarcord.

Vos auteurs favoris?
Dumas, qui vient de l'enfance, London, pour les bouquins enneigés, Hemingway, pour un désespoir inexplicable, et Faulkner, pour ses âmes taraudées.

Votre livre de chevet?
Voyage au bout de la nuit, de Céline. La preuve que certains textes sont inépuisables.

Votre chanteur préféré?
Eddy Mitchell. La Dernière Séance, c'est quand même un chef-d'œuvre, non?

Votre boisson favorite?
Un vin blanc doux des bords de Loire, le coteaux-du-layon. A boire sur place, l'été, quand les brumes de chaleur envahissent le fleuve.

Vos peintres favoris?
Frida Kahlo et Nicolas de Staël.

Votre couleur préférée?
Aucune. J'aime les accords entre elles. Si je portais des cravates, je resterais une heure avant de choisir celle qui va avec la chemise.

Que possédez-vous de plus cher?
Je me demande si, en égoïste forcené, à certains moments, je ne répondrais pas: «Moi»...

Votre plus grand regret?
De ne pas avoir pu chanter Tosca à l'Opéra Bastille, le samedi, et marquer trois buts au Stade-Vélodrome, le dimanche.

Que détestez-vous le plus?
Les gens sûrs d'eux, que le doute n'assaille jamais: cette suffisance m'exaspère. Je suis donc souvent exaspéré.

Les fautes qui vous inspirent le plus d'indulgence?
L'ignorance. J'aime assez les ignorants: ils ont une fragilité, et puis c'est toujours rattrapable.

Qu'avez-vous réussi de mieux dans votre vie?
Certains de mes livres. Parfois, j'ai une bouffée de fierté qui monte en moi. L'andropause, peut-être...

Votre devise?
Aucune. Ça a quelque chose de définitif que je trouve prétentieux.

Comment aimeriez-vous mourir?
En douce.

Et qu'aimeriez-vous que Dieu vous dise?
«Elle est là.» Je sais que ce serait ma mère. J'espère simplement qu'elle n'aura pas occupé son éternité à me tricoter un nouveau pull-over!


Son écriture:




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Difficile sur si peu de mots, d'engager une étude graphologique exhaustive...
Je ne retiendrai que quelques caractéristiques, comme la dimension et les proportions, l'étalement sur la ligne de base montante, le trait au bic noir à l'appui inégal, la signature presque stylisée, se terminant par un geste plongeant, sinistrogyre et acéré.

Une écriture qui par sa liberté, ses inégalités, ses appuis renforcés, son mouvement légèrement effervescent ne peut être attribuée avec le sourire confiant des pseudo-certitudes à un homme de lettres. On y trouve la marque plus volontiers d'un explorateur, d'un homme ayant besoin d'horizons larges et dégagés pour s'exprimer pleinement. 

Bouger, découvrir, avec un fond de tempérament assez impulsif et impétueux, laisser libre cours à un bouillonement d'idées, soutenu par de l'imagination et sans aucun doute de l'entrain, du ressort, une capacité à déployer de l'énergie dans une activité soutenue. 

Ecriture qui va de l'avant avec une ardeur positive et une vision plutôt optimiste, mais aussi une certaine méticulosité qui semble répondre à un besoin permanent de mise au point et de peaufinage  tant dans son activité intellectuelle que dans la vie courante.

Une écriture bel et bien... vivante.

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commentaires

cyril 02/09/2007 10:29

Merci pour cet article passionant.. qui m'incite à lire d'autres bouquins de cet auteur avec qui je partagerais bien une bouteille de vin blanc un de ces jours! :0036:Bises cathy

chriscraft_ 31/08/2007 18:02

J'ai lu le sang des roses et je m'en souviens encore de ce livre.

chriscraft_ 31/08/2007 18:01

il a écrit quoi ? je fais l'ignorante lol:) 

Alaligne 01/09/2007 13:28

Il a écrit: "les commentaires inattendus de Chris, la mante"...... Excellent!!! un best-seller ;)

siratus 30/08/2007 23:27

Très intéressant, l'analyse graphologique ! Ses premiers livres m'ont plu, d'autres moins.Gros bisous  :0010:

Emeraude 30/08/2007 19:38

merci pour cet article Cath! ça m'a donné envie de redécouvrir Patrick Cauvin que je ne connaissais qu'avec E=MC2, lu quand j'avais 10 ans, un chef d'oeuvre pour moi à cette époque! je l'ai relu il y a quelques mois, j'ai moins aimé mais bon... on grandit malheureusement ;-)

ced 30/08/2007 17:38

Quelle ordonnance...combien j'vous dois Docteur??? Affectionne le travail du thérapeute même si ignore l'oeuvre de Cauvin que j'n'ai jamais lue..

LUCQUIAUD 30/08/2007 16:31

Voilà une personne pour qui être épicurien  prend vraiment tout son sens en exaltant les siens ... Une sorte de Rabelais  qui sait quêtre est tellement jouissif qu'avoir .  d'autant qu'il ne s'en cache pas quand il affirme quêtre c'est soi à considérer en premiere . Il n'ose pas ... il fait  c'est mieux hein !...Une façon de défier sa frousse  ayant du monde à ses trousses  ...C'est toujours intéressant d'avoir tes lumières de graphologues sur ces auteurs de notre temps ... Bises des farfadets

Claire Ogie 30/08/2007 15:41

"E=MC2, mon amour" un vrai régal, de la fraîcheur, des souvenirs... Combien j'ai pu rire en lisant ce livre ! :o)Très sympathique de le retrouver dans ce questionnaire.

Alaligne 30/08/2007 16:23

Moi aussi Claire... il y a des pages entières où j'étais vraiment en train de pleurer de rire... et c'est superbement écrit.

Faux rêveur 30/08/2007 15:31

un auteur que je ne connaissais malheureusement que de nom, cet article m'en apprend un peu plus, et me donne bien envie de le lire...

Alaligne 30/08/2007 16:22

Contente de t'avoir donné envie de le lire.... les incontournables E=MC2 et Monsieur Papa... je suis moins bluffée par ses derniers romans... mais les premiers... un régal.

Piotr Goradd 30/08/2007 14:33

Quel homme, quel exemple ! Je me ressens un peu de lui, aimerai être son prolongement, mais ne suis...

BBB RBPE ..........Piotr,homme ombre ou vice versa

Alaligne 30/08/2007 16:20

Il faut d'abord être soi... et puis le reste demande beaucoup de travail......